Sous mêmes soins nourris = formés par la même éducation
Nourrir, nourriture ont sans cesse, au 17« siècle, le sens d'élever, éducation.
8. Cf. notre premier extrait de cette pièce, pp. 79 sqq. Sg-anarellc est toujours bourru, Ariste toujours indulgent.
ALCESTE
Mon Dieu! laissons là vos comparaisons fades'.
PHILINTE
Non : tout de bon, quiltez toutes ces incartades.
Le monde par vos soins ne se changera pas^ :
Et, puisque la franchise a pour vous tant d'appas',
Je vous dirai tout franc que cette maladie^. 103
Partout où vous allez, donne la comcklie*; • • , ,
Et qu'un si grand courroux coiilre les^mœm«^du temps,
Vous tourne en ridicule auprps de bien des ge'a§tî
- ^CÈSJÉ i- "" -
Tant mieux, morbleu! faitt%iiçiix, c'est ce-j^j]^ je demande : Ce m'est un fort^^n signe',, et rua joie en .«st grande'. 110 Tous les homme«wfrsont à tel point odieu^ Que je serais fàcfté d'être sage à leurs ye^^.
PHILIXTE "*
Vous voulez un |fràna mal à la nature humaine !
ALCESTE
Oui, j'ai conçu pour elle une effroyable haine.
PHILINTE
Tous les pauvres mortels, sans nulle exception, llo
Seront enveloppés dans cette aversion ?
Encore en est-il bien, dans le siècle où nous sommes. . .
Non, elle est générale, et je hais tous les hommes s. Les uns, parce qu'ils sont méchants et malfaisants. Et les autres, pour' être aux méchants complaisants, 120
1 . La comparaison n'est pas 6. Toujours la même exag-érafade, mais Alceste est de mau- j tien, la même affirmation sans vaise humeur. nuances.