Mouvements = désirs
PUrLINTE
i conR :
Mon Dieu î des mœurs du temps mettons-nous moins en
Et faisons un peu grâce à la nature humaine ; [peine', 143
Ne l'examinons point dans la grande rigueur,
Et voyons ses défauts avec quelque douceur-.
11 faut, parmi le monde ^, une vertu traitable ;
A force de sagesse, on peut être blâmable ; 150
La parfaite raison fuit toute extrémité,
Et veut que l'on soit sage avec sobriété^.
Cette 5 grande roideur des vertus des vieux âges
Heurte trop notre siècle et les communs usages^
Elle veut aux mortels trop de perfection : 153
Il faut fléchir au temps'' sans obstination; -• ^
Et c'est une folie à nulle autre seconde,
De vouloir se mêler de corriger le monde
J'observe, comme vous, cent cfioses tous les j^
Qui pourraient mieux allef, prenant un autre cïWIR ; 160
Mais, quoi qu'à chaque jrtte je puisse voir paraître.
En courroux, comme vou^j on aampe voit poiill être ;
Je prends tout douce#erft les hmmnes comme ils sont ;
J'accoutume mon âme à soufF^ ce qu'us ^>nt.^ *
Et je crois qu'à la cour, de même qu'à^ i>^H|^ 165
Mon llegme ^ est philosophe autant que v<^^^He.^ «^
% ALCESTB (^%
Mais ce llegme, Monsieur, qui raisonne si bien,
Ce flegme pourra-t-il ne s'échauffer de rien ?
Et s'il faut, par hasard, qu'un ami vous trahisse.
Que, pour avoir vos biens, on dresse un artifice^, 170
Ou qu'on tâche à'" semer de méchants bruits de vous,
1. On ne le fait que trop, et 6. Fléchir au temps = s'accomrinditt'érence en pareille matière : moder d son temps.
n'est point belle. 7. Mais qui donc corrigera le
2. Trois beaux vers, et d'une monde, si les âmes vertueuses raisonnable sagesse. '• s'abstiennent de prêcher le