‹ Scènes choisies [sous la direction] par Ch. GeorginChapitre 148 sur 443 · RÈGLE : Ce mot parmi ne bien · texte numérisé non relu

RÈGLE : Ce mot parmi ne bien

s'emploie plus guère qu'avec un 8. Mon flegme = mon sangpluriel ; il était alors courant avec froid. En vérité, Phihnte est de le sincrulier : ceux qui se ménagent, par une ^ ". " . . indulgence universelle, la plus Parmi ce graud amour que ] avais | entière tranquillité

(Polueucte, v. 194.) [pour Sévère. , ^ ^j^ ^^^^j^^^ ^ ^^^ p .^^^

4. Ces quatre derniers vers, iO. Tâcher à.^kGï.v.: Au ly^ et si nets et si sensés, sont deve- au i S' siècles, un grand nombre nus proverbes. La morale anti- de verbes avaient une construction que, d'ailleurs, répétait que la double, soit avec à, soit avec de. vertu est dans le juste milieu. On disait « essayer à ou essayer

o. Cette — la vôtre. \ de — tâcher à ou tâcher de —

FiG. 9. — Alceste.

(M. Leitner, de la Comédie-Française.)

A la richesse, disortMe d'ailleurs, du costume, on reconnaît le grand seigneur honnête homme. Le visage est grave, un peu dur, non sans tristesse ; l'attitude est digne, avec quelque raideur.

LE MiSAXTimopn 129

Verrez-vous tout cela sans vous mettre en courroux ?

l'UILINTE

Oui, je vois ces défauts dont votre àme murmure,

Comme vices unis à l'humaine nature;

Et mon esprit enfin n'est pas plus oflensé

Devoir un homme fourbe, injuste, intéressé,

Que de voir des vautours afTamés de carnage,

Des singes malfaisants, et des loups pleins de rage'.

Je me verrai trahir, mettre en pièces, voler,

Sans que je sois.. . Morljleu! je ne veux point parler, 18(i

Tant ce raisonnement est plein d'impertinence !

nULINTE

Ma foi ! vous ferez bien de garder le silence. Contre votre partie- éclatez un peu moins. Et donnez au procès une part de vos soins.

ALCESTE

Je n'en donnerai point, c'est une chose dite s. Is-J

PHILINTB

Mais qui voulez-vous donc qui* pour vous sollicite^?

ALCESTE

Qui je veux? La raison, mon bon droit, l'équité.

PniLINTE

Aucun juge par vous ne sera visité.

ALCESTE

Non. Est-ce que ma cause est injuste ou douteuse ?

commencer à ou commencer de, ! d'Alceste.

etc. » I 2. Partie = adversaire.

Et lie point essa.ver àrappeler un oœnr. ; 3. Alceste n'est pas seulement

(Mol. F. Hav., v. 153.) ; violent, il est têtu.

La construction avec à seni- ! 4. Qui... qui, répétition cou-

ble parfois insister davantage 1 rante au IT"" siècle. CI. Ckouzkt...,

sur le but de l'effort. \ Gr. Fr.. p. 18i.

1. En somme, Philinte a le 1 5. Sollicite, entendez : les ju-

plus entier mépris de ses sem- j o-t'.?. C'était l'usage d'atler, avant

blables et Ton n"a pas eu tort de le procès, visiter les juges et

voir en lui le véritable misan- \ même leur porter des cadeaux.

ihrope, malgré son air aimable. Philinte trouve la chose natu-

Peut-être aussi exagère-t-il sa | relie, Alceste la trouve odieuse,

pensée devant les exagérations , et avec raison.

PIIILINTE

J'en demeure d'accord ; mais la brigue^ est fâcheuse, 190 Et...

ALCESTE

Non : j'ai résolu de n'en pas faire un pas. J'ai tort, ou j'ai raison.

PHILINTE

Ne vous y liez pas.

ALCESTE

Je ne remuerai point.

PIIILINTE

Votre partie est forte, Et peut, par sa cabale, entraîner. . .

ALCESTK

Il n'importe.

PHILTNTE

Vous vous tromperez.

ALCESTE

Soit, j'en veux voir le succès-. 105

rUILINTE

Mais. ..

ALCESTE

J'aurai le plaisir de perdre mon procès'.

PHILINTE

Mais enfin. . .

ALCESTE

Je verrai, dans cette plaiderie*.

Si les hommes auront assez d'effronterie, Seront assez méchants, scélérats et pervers. Pour me faire injustice aux yeux de l'univers*. 200

PHILINTE

Quel homme !

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