RÈGLE : Ce mot parmi ne bien
s'emploie plus guère qu'avec un 8. Mon flegme = mon sangpluriel ; il était alors courant avec froid. En vérité, Phihnte est de le sincrulier : ceux qui se ménagent, par une ^ ". " . . indulgence universelle, la plus Parmi ce graud amour que ] avais | entière tranquillité
(Polueucte, v. 194.) [pour Sévère. , ^ ^j^ ^^^^j^^^ ^ ^^^ p .^^^
4. Ces quatre derniers vers, iO. Tâcher à.^kGï.v.: Au ly^ et si nets et si sensés, sont deve- au i S' siècles, un grand nombre nus proverbes. La morale anti- de verbes avaient une construction que, d'ailleurs, répétait que la double, soit avec à, soit avec de. vertu est dans le juste milieu. On disait « essayer à ou essayer
o. Cette — la vôtre. \ de — tâcher à ou tâcher de —
FiG. 9. — Alceste.
(M. Leitner, de la Comédie-Française.)
A la richesse, disortMe d'ailleurs, du costume, on reconnaît le grand seigneur honnête homme. Le visage est grave, un peu dur, non sans tristesse ; l'attitude est digne, avec quelque raideur.
LE MiSAXTimopn 129
Verrez-vous tout cela sans vous mettre en courroux ?
l'UILINTE
Oui, je vois ces défauts dont votre àme murmure,
Comme vices unis à l'humaine nature;
Et mon esprit enfin n'est pas plus oflensé
Devoir un homme fourbe, injuste, intéressé,
Que de voir des vautours afTamés de carnage,
Des singes malfaisants, et des loups pleins de rage'.
Je me verrai trahir, mettre en pièces, voler,
Sans que je sois.. . Morljleu! je ne veux point parler, 18(i
Tant ce raisonnement est plein d'impertinence !
nULINTE
Ma foi ! vous ferez bien de garder le silence. Contre votre partie- éclatez un peu moins. Et donnez au procès une part de vos soins.
ALCESTE
Je n'en donnerai point, c'est une chose dite s. Is-J
PHILINTB
Mais qui voulez-vous donc qui* pour vous sollicite^?
ALCESTE
Qui je veux? La raison, mon bon droit, l'équité.
PniLINTE
Aucun juge par vous ne sera visité.
ALCESTE
Non. Est-ce que ma cause est injuste ou douteuse ?
commencer à ou commencer de, ! d'Alceste.
etc. » I 2. Partie = adversaire.
Et lie point essa.ver àrappeler un oœnr. ; 3. Alceste n'est pas seulement
(Mol. F. Hav., v. 153.) ; violent, il est têtu.
La construction avec à seni- ! 4. Qui... qui, répétition cou-
ble parfois insister davantage 1 rante au IT"" siècle. CI. Ckouzkt...,
sur le but de l'effort. \ Gr. Fr.. p. 18i.
1. En somme, Philinte a le 1 5. Sollicite, entendez : les ju-
plus entier mépris de ses sem- j o-t'.?. C'était l'usage d'atler, avant
blables et Ton n"a pas eu tort de le procès, visiter les juges et
voir en lui le véritable misan- \ même leur porter des cadeaux.
ihrope, malgré son air aimable. Philinte trouve la chose natu-
Peut-être aussi exagère-t-il sa | relie, Alceste la trouve odieuse,
pensée devant les exagérations , et avec raison.
PIIILINTE
J'en demeure d'accord ; mais la brigue^ est fâcheuse, 190 Et...
ALCESTE
Non : j'ai résolu de n'en pas faire un pas. J'ai tort, ou j'ai raison.
PHILINTE
Ne vous y liez pas.
ALCESTE
Je ne remuerai point.
PIIILINTE
Votre partie est forte, Et peut, par sa cabale, entraîner. . .
ALCESTK
Il n'importe.
PHILTNTE
Vous vous tromperez.
ALCESTE
Soit, j'en veux voir le succès-. 105
rUILINTE
Mais. ..
ALCESTE
J'aurai le plaisir de perdre mon procès'.
PHILINTE
Mais enfin. . .
ALCESTE
Je verrai, dans cette plaiderie*.
Si les hommes auront assez d'effronterie, Seront assez méchants, scélérats et pervers. Pour me faire injustice aux yeux de l'univers*. 200
PHILINTE
Quel homme !