I.E MISANTHROPE
ALCESTE
Point de langage.
l'HILINTE
Mais quoi. . .
ALCESTE
Je n'entends rien.
PHILIXTE
Mais. ..
ALCESTE
Encore ?
PHILLXTE
On outrage...
ALCESTE
Ail ! parbleif ! c'en est trop. Ne suivez point mes pas. 443
PIIILINTE
Vous vous moquez de moi, je ne vous quitte pas '.
FI.\ DE l"aCTE premier
[Akeste ne cesse de s'emporter contre les travers, injustices et vices qui choquent ses veux : tout l'exaspère, la prétention des petits marquis vains et bavards, les salons où l'on médit du prochain, la haine des esprits médiocres qui ne lui pardonnent pas sa franchise. 11 aime une jeune veuve, Célimène, dont la coquetterie est incurable, et qui ne veut pas aller vivre au désert avec lui. Aussi, malgré l'amitié de Philinte et de la douce Eliante, il renonce à un monde si mécliant :
Je vais sortir d'un goulire où triomplient les vices, Et chercher sur l.i terre uu endroit écarté, Où d'être homme d'honneur on ait la liberté.]
1. Alceste sort furieux, comme re. Mais Philinte, qui a pour lui il est entré, et plus furieux enco- une amitié praie, nele quille pas.
LE MÉDECIN MALGRÉ LUI
Comédie en trois actes et en prose (Août 1666).
Aualyse et Extrait»^
[Aprcb une comédie grave, voici une farce toute joyeuse. Elle est inspirée d'un conte ^ du moyen âge qui narrait la plaisante aventure d'un pa\'san devenu par force médecin dans les conditions mêmes que Molière va nous montrer. Conduit à la cour, le pa\-san avait guéri, en la faisant rire par ses grimaces, la fille du roi qui avait avalé une arête de poisson. Ici nous verrons les prouesses du « fagotier » Sganarelle, qui rend la parole aux muets ■-'.]
Martine battue
Le théâtre représente une forêt.