Jubile est un mot latin c[ui sisnilie le lit
S. Adnùralile formule, puisipuî les veulricuies sont des cavités du cteur, et que l'omoplate est un os de l'cpaule. Mais Syanarelle est lancé, cl sûr de ses effets, sinon de la hn de sa j/hrase.
GÉRONTE. — Je le suis.
SGANARELLE. — Qui cst causée par l'àcretc des humeurs engendrées dans la concavité du diaphragme', il arrive que ces vapeurs... Ossabandas, neqiieis, nequer, potariniim, quipsa niilixs'-. Voilà justement ce qui fait que votre lille est muette ^.
JACQUELINE. — Ail ! que ça est bian dit, notre liomme..
EUCAs. —■ Que n'ai-je la langue aussi ])ian pendue !
GÉRONTE. — On ne peut pas mieux raisonner, sans doute. Il n'y a qu'une seule chose qui m'a choqué ; c'est l'endroit du foie et du cœur. Il me semble que vous les placez autrement qu'ils ne sont ; ([ue le cœur est du côté gauche, et le foie du côté droit.
SGAXARELLE. — Oui, Cela était autrefois ainsi ; mais nous avons changé tout cela^, et nous faisons maintenant la médecine d'une méthode toute nouvelle.
GÉRONTE. — C'est ce que je ne savais pas, et je vous demande pardon de mon ignorance.
SGANARELLE. — Il n'v a point de mal ; et vous n'êtes pas obligé d'être aussi haJjile que nous.
GÉRONTE. — Assurément. Mais, Monsieur, que croyez-vous (ju'il faille faire à cette maladie?
SGANARELLE. — Ce quc jc crois qu'il faille faire ?
. GÉRONTE. — Oui.
SG.VNARELLE. — INIou avis csl qu'ou la remette sur son lit, cl qu'on lui fasse prendre, pour remède, quanlilé de pain trempé dans du vin.
GÉRONTE. — Pourquoi cela, Monsieur?
SG.VNARELLE. — Parcc qu'il y a dans le vin et le pain, mêlés ensemble, une vertu S3'mpatliique^ qui fait parler. Ne voyez-vous pas bien qu'on ne donne autre chose aux perroquets, et qu'ils apprennent à parler en mangeant de cela ?
GÉRONTE. — Cela est vrai. Ah ! le .grand homme ! Vite, quantité de pain et de vin !
SGAN.VRELLE. — Jc reviendrai voir, sur le soir, en quel état elle sera.
1. Le dmp/irao"nie es lie muscle I quelle ampleur Molière donlic
très mince, en forme de voûte, qui sépare la poitrine de labdouien.
a. Série de mots à forme vaguement latine, mais qui n'existent dans aucune lanjïue. Et là-dessus on peut conclure triomphalement.