‹ Scènes choisies [sous la direction] par Ch. GeorginChapitre 201 sur 443 · Songe/ que les autres se battent, pendant ce temps-là · texte numérisé non relu

Songe/ que les autres se battent, pendant ce temps-là

7. 5t' contentaient = s'enchantaient. \Sn. vrai gourmet ne contemple-t-il pas son vin avant d'y goûter ?

l'Iinlc) liert.

FiG. 20. — Amphitryon (Scène linale).

Apixirition de Jupiter (M. Albert Lanil>ert.)

(Comédie- Française).

Jupiter, apparaissant dans les nuées, parle aux Thébains prosternés, et leur explique comment il a pris la place d'Amphitryon.

AMPIIITUVOX 18"

Je pris un peu de courage Pour nos gens qui se battaient.

sosiK, bas, à part.

Celle preuve sans pareille 0I13

En sa laveur conclut bien ;

Et l'on n'y peut dire rien,

S'il n'était dans la bouteille.

(Haut.) Je ne sortirais nier, aux preuves qu'on m'expose, Que tu ne sois Sosie, et j'y donne ma Aoix. 510

Mais, si tu l'es, dis-moi qui tu a eux que je sois ? Car encor faut-il bien que je sois quelque chose'.

IMERGUUE

Quand je ne serai plus Sosie, Sois-le, jeu demeure d'accord :

Mais, tant que je le suis, je te garantis mort, ol3

Si tu prends cette fantaisie.

SOSIE

Tout cet embarras met mon esprit sur les dents ^,

Et la raison à ce qu'on voit s'oppose. Mais il faut terminer enlin par quelque chose ; Et le plus court pour moi, c'est d'entrer là-dedans. b'20

MERCUUE

Ah 1 tu prends donc, pendard, goût à la bastonnade ?

SOSIE, hattii par Mercure.

Ah ! qu'est-ce ci, grands dieux ! Il frappe un ton plus foi-t,

Et mou dos pour un mois en doit être malade.

Laissons ce diable d'homme, et retournons au port.

O juste ciel ! j'ai fait une belle ambassade ^ I o"23

[Sosie essuiera vainement de taire comprendre à son maitre l'étrange mésaventure dont il a été victime. Et Mercure pourra continuer ses bons tours. Enfin les dieux se feront reconnaître, avant de s'enlever merveilleusement dans les airs. C'est en féerie que finit cette pièce toute de fantaisie.]

{. 'X'est-il pas amusant de voir un homme qui arrive à croire qii"il n'est pas hii-mèrae ?

Mettre sur les dents, c'est

gué, il appuie ses dents sur le mors. D'où le sens tig-uré. Jointe au mot esprit, la locution est d'ailleurs plaisante.

épuiser, mettre à IiouI.IjV c\ievi\\ .■?. L"e\prcssioii a fini p.ii- de

est .sur les dénis, quand, fati- 1 venii' proverbiale.

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