‹ Scènes choisies [sous la direction] par Ch. GeorginChapitre 216 sur 443 · Question = torture · texte numérisé non relu

Question = torture

'i. Il s'adresse aux spectateurs de la salle. Il suffit de voir jouer la pièce pour constater l'effet comique d'un tel procédé.

FlG.

22. - Harpagon volé (,M. Dullin) (p. 1S>'<)- (Théâlie du Vieux-Colombier.)

I e .vesle et surloul la physionomie de l'acteur e:

expriment admifou. En une telle

sur personne qui ne me donne des soupçons, et tout me semble mou voleur. Eh ! de quoi est-ce qu'on parle là ? de celui qui m'a dérobé? Quel bruit fait-on là-haut? Est-ce mon voleur qui y est? De grâce, si Ion sait des nouvelles de mon voleur, je supplie que l'on m'en dise. N'est-il point caché là parmi vous? Ils me regardent tous, et se mettent à rire. Vous verrez qu'ils ont part sans doute au vol que l'on m'a fait. Allons vile, des commissaires, des archers, des prévôts', des juges, des gènes-, des potences et des bourreaux. Je veux faire pendre tout le monde ; et, si je ne retrouve mon argent, je me pendrai moi-même après'.

[Harpagon lait appeler le commissaire et voudrait qu'on pendît tout le monde pour recouvrer sa cassette. On finit par la lui rendre. Dans sa joie il consent à marier son fils et sa fille selon leur cœur. Mais tant d'émotions n'arrivent pas à le corriger : sa dernière parole est encore pour son argent.]

l.Les archers sont nos sergents de ville, placés sous les ordres des prévôts qui président aux arrestations, lies commissaires sont chargés des enquêtes.

2. Gênes = instruments de torture (les verges, la roue, le chevalet, etc.) La torture a été pratiquée en France jusque vers la

lin du 18' siècle. En hébreu, le mot géhenne désigne le lieu des supplices, l'enfer.

3. * Relisez ce morceau (imité de Ptaute) et voyez comment Alolière mêle à des cris en somme pitoyables des traits destinés, parleur exagération même, à provoquer le rire.

TARTUFFE ou L'IMPOSTEUR

Comédie en cinq actes et en vei-s (1601-1009)

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