Voilà les paroles et le ton d'un sasre
Qu'en recueillant chez soi ^ ce dévot personnage ;
Que le ciel au besoin l'a céans envoyé
Pour redresser à tous votre esprit fourvoyé ;
Que, pour votre salut, vous le devez entendre,
Et qu'il ne reprend rien qui ne soit à reprendre. loU
Ces visites, ces bals, ces conversations,
Sont du malin esprit- toutes inventions.
Là, jamais on n'entend de pieuses paroles ;
Ce sont propos oisifs, chansons et fariboles^.
Bien souvent le prochain en a sa bonne part, lîjj
El l'on y sait médire et du tiers et du quart.
Enfin les gens sensés ont leurs < tètes troublées
De la confusion de telles assemblées :
Mille caquets divers s'y font en moins de rien ;
Et, comme l'autre jour un docteur-' dit fort bien,
C'est véritablement la tour de lîabylone,
Car chacun y babille, et tout du long de Faune ^ ;
Et pour conter l'histoire où ce point ^ l'engagea^, . .
(Montrant Cléante.) Voilà-t-il pas Monsieur qui ricane déjà ! Allez chercher vos fous qui vous donnent à rire,
{A Elmire.) Et sans. . . Adieu, ma bru ; je ne veux plus rien dire. Sachez que pour céans j'en rabats de moitié 9, Et qu'il fera beau temps quand j'y mettrai le pied.
(Donnant un soufflet à Flipote.) Allons, vous, vous rêvez, et bayez aux corneilles'". Jour de Dieu! je saurai vous frotter les oreilles. 170
Marchons, gaupe ", marchons
ICiO
i. Pour cet emploi de soi, ci.
Rkgle : Gnathon ne vit que pour soi, p. 18:2, n. ±