Quel changement de ton ! Orgon n'admet pas de discus
cle : « C'est' vous qu'on m'a dit [ sien, quand il s'agit de son Tarqui viviez. » (Mol.). (Cf. Crou- I tufife.
TARTUFFE
(Apercci-ant Dorine.) El comme sur vos vœux je'... Que faites-vous là? La curiosité qui vous presse est bien forte, Ma mie-, à^ nous venir écouter de la sorte.
DORINE
Vraiment, je ne sais pas si c'est un bruit qui part De quelque conjecture, ou d'un coup de hasard < ; Mais de ce mariage on m'a dit la nouvelle, Et j'ai traité cela de pure bagatelle.
ORGOX
Quoi donc ! la chose est-elle incroyable ?
DORIXE
A tel point Que vous-même, Monsieur, je ne vous en crois point.
ORGON
Je sais bien le moyen de vous le faire croire.
DORIAE
Oui! oui! vous nous contez une plaisante histoire.
ORGON
Je conte justement ce qu'on verra dans peu.
DORIXE
Chansons '" !
ORGON
Ce que je dis, ma fille, n'est point jeu «.
DORIXE
Allez, ne crojez point à Monsieur votre père'; Il raille.
ORGOX
Je vous dis.. .
1. La scène deviendrait pénible, et Dorine ramène le ton de la comédie.
"2. Ma mie. Cf. p. 140, n. 1.