Cf. p. SI, n
LE MAÎTRE DE MUSIQUE. — Il CSt galant'.
MONSIEUR JOURDAIN. — Laquais !
PREMIER LAQUAIS. — Monsieui" ?
MONSIEUR JOURDAIN. — L'aulre laquais !
SECOND LAQUAIS. — Monsicur ?
MONSIEUR JOURDAIN, ôtani sa robe de chambre. — Tenez ma robe. (Au maître de musique et au maître à danser.) Me trouvezvous bien comme cela ?
LE MAÎTRE A DANSER. — Fort bien. On ne peut pas mieux.
MONSIEUR JOURDAIN. — Voyons uu pcu votre atl'aire.
LE MAÎTRE DE MUSIQUE. — Je vouclraîs bien auparavant vous faire entendre un air (monti^ant son élève) qu'il vient de composer pour la sérénade que vous m'avez, demandée. C'est un de mes écoliers qui a pour ces sortes de choses un talent admirable.
MONSIEUR JOURDAIN. — Oul, mais Jl ne fallait pas faire faire cela par un écolier ; et vous n'étiez pas trop bon vousmême pour cette besogne-là.
LE MAÎTRE DE MUSIQUE. — Il 116 faut^pàsp, Monsjeur, que le nom d'écolier vous..abuse. Ces sortes d'»?'coiîters..ëh savent autant que les plus grands maîtres •; et l'air est aussi beau qu'il s'en puisse faire-. Ecqutez seulemenl.
MONSIEUR JOURDAIN, à ses laquais. — Donnez-moi ma J^obç pour mieux entendre 3... Attendez, je crois que je sp.rài' mieux sans rob.e. Non, redonnez-la-moi ; cela ira mieux;» 't
MUSICIEN, chantant.
Je languis nuit et jour, et mon mal est extrême. Depuis qu'à vos rigueurs vos beaux yeux m'ont soumis : Si vous traitez ainsi, belle Iris^, qui vous aime, Hélas ! que pourriez-vous faire à vos ennemis ?
MONSIEUR JOURDAIN. — Cette cliansou me semble un peu lugubre ; elle endort, et je voudrais que vous la pussiez* uu peu ragaillardir par-ci, par-là.
LE MAÎTRE DE MUSIQUE. — Il faut, Mousieui", que l'air soit accommodé aux paroles.