‹ Scènes choisies [sous la direction] par Ch. GeorginChapitre 267 sur 443 · J^CTE II SCÈNE I · texte numérisé non relu

J^CTE II SCÈNE I

LE MAÎTRE DE MUSIQUE. — Au restc, Moiisieur. ce n'est pas assez ; il faut qu'une personne comme vous, qui êtes magnilique 1, et qui avez de l'inclination poui" les belles choses, ait un concert de musique chez soi- tous les mercredis ou tous les jeudis.

MoxsiEUR JouRDAix. — Est-cc quc Ics geus de qualité en ont?

LE MAÎTRE DE MUSIQUE. — Oui, INIoilsieur.

MONSIEUR JOURDAIN. — J'en aurai donc. Cela sera-t-il beau?

LE MAÎTRE DE MUSIQUE. — Sans doutc. Il VOUS faiulra trois voix, un dessus^, une haute-contre *, et une basse, qui seront accompagnées d'une basse de violer d'un théorbe", et d'un clavecin' pour les basses continues'', avec deux dessus de violon^ pour jouer les ritournelles '".

MONSIEUR JOURDAIN. — Il y faudra mettre aussi une trompette marine". La trompette marine est un instrument qui me plait, et qui est harmonieux.

LE MAÎTRE DE MUSIQUE. — Laisscz-nous gouverncr les choses.

MONSIEUR JOURDAIN. — Au moius, n'oublicz pas tantôt de m'envojer des musiciens pour chanter à table.

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