‹ Scènes choisies [sous la direction] par Ch. GeorginChapitre 27 sur 443 · GORGIBUS, VILLEBREQUIXS ANGELIQUE, LE BARBOUILLÉ, LE DOCTEUR · texte numérisé non relu

GORGIBUS, VILLEBREQUIXS ANGELIQUE, LE BARBOUILLÉ, LE DOCTEUR

LE DOCTEUR. — Qu'estceci? quel désordre ! quelle querelle! quel grabuge ! quel vacarme ! quel bruit ! quel différend ! quelle combustion ! Qu'y a-t-il ? Messieurs, qu'y a-t-il ? Qu'y a-t-il ? Çà, yà, voyons s'il n'y a pas moyen de vous mettre d'accord ; que je sois votre pacificateur, que j'apporte l'union chez vous.

GORGUîus. — C'est mon gendre et ma fille qui ont eu bruit ensemble.

LE DOCTEUR. — Et qu'est-cc que c'est? Vojons, dites-moi un peu la cause de leur différend.

GORGIBUS. — Monsieur...

LE DOCTEUR. — Mais en peu de paroles.

GORGIBUS. — Oui-da : mettez donc votre bonnet.

LE DOCTEUR. — Savcz-vous d'où vient le mot bonnet?

GORGIBUS. — Nenni.

LE DOCTEUR. — Gela vient de boniun est, bon est^, voilà qui est bon, parce qu'il garantit des catarrhes et fluxions.

d. Le Docteur esquisse un de au 17« siècle. iS'ous la retrouve-

ces gestes bien connus, pour si- ; rons plusieurs fois dans Mo-

gnitier qu'on n'attache aucune j litre,

importance à une chose. C'est | 3. Le trait n'est pas tendre

ainsi qu'on fait claquer l'ongle

de son pouce contre ses dents.

i. A cause qae. Locution qui

a vieilli, mais qui était courante

pour les médecins !

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