Le Grand-Turi tan des Turcs
i. Fus = allai.
c"est le siil-
3. Naturellement, ce turc de Cûvielle est de fantaisie. .Molière a ici imité une comédie de Rotrou, la Sœur (1643).
racarnouchen : « Ma chère unie. » Dirait-on jamais cela ? Voilà qui me confond i.
coviELLE. — Enfin, pour aeliever mon ambassade, il vient vous demander votre lille en mariage; et, pour avoir un beau-père qui soit digne de lui, il veut vous faire mainamoiichi-, qui' est une certaine grande dignité de son pays.
MONsiEUU JOURDAIN. — I\Iamamoiic]n?
COVIELLE. — Oui, inamamoachi : c'est-à dire, en notre langue, paladin. Paladin, ce sont de ces anciens^... Paladin, eniin. Il n'y a rien de plus noble que cela dans le monde ; et vous irez de pair avec les plus grands Seigneurs de la terre.
MONSIEUR jouiiDAiN. — Le lils du Grand-Turc m'honore beaucoup et je vous prie de me mener chez lui, pour lui en faire mes remerciments.
COVIELLE. — Comment ! le voilà qui va venir ici.
MONSIEUR JOURDAIN. — Il va vcuir ici ?
COVIELLE. — Oui ; et il amène toutes choses pour la cérémonie de votre dignité.
MONSIEUR JOURDAIN. — Voilà qui est bien prompt.
COVIELLE. — Son amour ne peut souiTrir aucun l'etardement.
MONSIEUR JOURDAIN. — Tout cc qui lu'embarrasse ici, c'est que ma iille est une opiniâtre qui s'est allée ^ mettre dans la tète un certain Cléonte, et elle jure de n'épouser personne que celui-là.
COVIELLE. — Elle changera de sentiment, quand elle verra le lils du Grand-Turc ; et puis il se rencontre ici une aventure merveilleuse, c'est que le lils du Grand-Turc ressemble à ce Cléonte, à peu de chose près. Je viens de le voir ; on me l'a montré, et l'amour qu'elle a pour l'un, pourra passer aisément à l'autre'^, et. .. Je l'entends venir ; le voilà.