‹ Scènes choisies [sous la direction] par Ch. GeorginChapitre 337 sur 443 · C'est dire que sa noblesse était campagnarde · texte numérisé non relu

C'est dire que sa noblesse était campagnarde

10. Passer un contrat, c'est, en style de droit, rédiger un contrat.

Comédie en cinq actes et en vers (1072).

Analy««e et Extraits

[Chrysalc est un brave bourgeois de Paris un peu vulgaire, qui ne demande qu'à jouir tranquillement de sa belle fortune. Mais sa femme Philaminte, sa fille Armande, sa sœur Bélise ont pris la manie de la science : les soins du ménage leur paraissent indignes, et elles ne parlent, avec quelle affectation ! que de grammaire, d'art, d'astronomie et de philosophie. Le désordre cependant règne dans la maison. Heureusement la jeune Henriette, fille de Chrvsale, a gardé le bon sens et déteste le pédantlsme, toujours odieux, mais particulièrement laid chez une femme. Elle aime Clitandre, un honnête homme aussi raisonnable qu'elle. Henriette représente bien l'idéal de Molière, qui veut avant tout qu'on suive la nature et qui trouve l'afiectation du savoir plus ridicule encore et plus dangereuse que la préciosité qu'il avait raillée.]

La servante chassée

[Philaminte a pour servante Martine, honnête campagnarde et bonne cuisinière, mais qui n'a pas les moindres notions de la grammaire. Martine est congédiée pour son incorrection de langage. Chrysale, qui aime « la bonne soupe «, est furieux; il se tait d'ordinaire en face de sa femme, dédaigneuse et autoritaire. Cette fois il éclate et dit leur fait aux savantes dont il a trop longtemps supporté les folies. Mais, timide et ami de la paix, il ne soutiendra pas longtemps une franchise si audacieuse.]

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