S.-ent. : les soins
le p/éonas7ik'j c'est le redouble- 1 10. Quel mépris philosophique
CHRYSALE
Oui, mon corps est moi-mênie, et j'en veux prendre soin, Guenille, si l'on veut, ma guenille m'est chère '.
Le corps avec l'esprit fait figure 2, mon frère ; Mais, si vous en croyez tout le monde savant, L'esprit doit sur le corps prendre le pas devant^ ; El notre plus grand soin, notre première instance*, Doit être à le nourrir du suc de la sciences
CUUYSALE
Ma foi. si vous songez à nourrir votre esprit, C'est de viande ^ bien creuse, à ce que chacun dit ; Et vous n'avez nul soin, nulle sollicitude, Pour. . .
PHILAMINTE
Ah! sollicitude'' à mon oreille est rude; Il pul^ étrangement son ancienneté.
BÉLISE
Il est vrai que le mot est bien collet montée
CHRYSALE
Voulez-vous que je dise? il faut qu'enfin j'éclate, Oue je lève le masque, et décharge ma rate '".
et poétique de la chair, et quel amusant contraste avec la nature toute prosaïque de Chrysale !
1. 11 ne faut certes pas adorer cette guenille ; encore faut-il la soigner, puisqu'on ne peut vivre sans elle.
2. Fait figure = tient une place, joue un rôle, mais ce n'est qu'un rôle de figurant.
3. Prendre le pas devant veut dire passer deçant, avoir la préséance.