La maligne Toinelte arri | 2. Le mot est très piquant
ve, avec son sang--lroid nuper- hiimédiatement Argan semble
tiu'bable, à exaspérer son maî- i calmé, mais point pour long-
tre. ! temps.
LE MALADE IMAGIIVAIRE
AUGAN, — OÙ est-ce donc que nous sommes? Et quelle audace est-ce là, à une cocjuine de servante, de parler de la sorte devant son maître?
ToiNETTE. — Quand un maître ne songe pas à ce qu'il fait, une servante bien sensée est en droit de le redresser '.
ARGAX, court après Toinelle. — Ah ! insolente, il faut que je l'assomme.
TOINETTE, évitant Argan, et mettant la chaise entre elle et lai. — Il est de mon devoir dem'opposer aux choses qui vous peuvent déslionorer.
AUGAN (71 colère, courant après Toinette autour de la chaise avec son briton. — Viens, viens, que je t'apprenne à parler.
TOINETTE, se sauvant du côté où n\'st point Argan. — Je m'intéresse, comme je dois, à ne aous point laisser faire de folie.
AUGAN, de même.— Chienne !
TOINETTE, de même. — Non, je ne consentirai jamais à ce mariage.
ARGAN, de même. — Pendarde !
TOINETTE, de même. — Je ne veux point qu'elle épouse votre Thomas Diafoirus.
ARGAN, de même. — Carogne !
TOINETTE, de même. — Et elle m'obéira plutôt qu'à vous.
AUGAN, s'arrêtant. — Angélique, lu ne veux point m'-arréler celte coquine-là ?
ANGÉLIQUE. — Hé ! mon père, ne vous faites^ point malade.
AUGAN, d Angélique. — Si lu ne me l'arrêtes, je le donnerai ma malédiction*.
TOINETTE, en s'en allant. — Et moi, je la déshériterai, si elle vous obéit.
AUGAN, se Jetant dans sa chaise, étant las de courir après elle. — Ah ! ah ! je n'en puis plus. Voilà pour' me faire mourir.
Dame Bèline
[Argan s'est remarié et a épouse Bélinc. Celle-ci déteste les entants de la première temme, Angélique et Louison. Elle veut