‹ Scènes choisies [sous la direction] par Ch. GeorginChapitre 401 sur 443 · SCÈNE YI · texte numérisé non relu

SCÈNE YI

BÉLINE, ARGAN, TOILETTE

ARGAX. — Ah ! ma femme, appi-ochez.

BÉLINE. — Qu'avez-vous, mon pauvre mari '?

ARGAN. — Venez-vous-en ici à mon secours.

BÉLINE. — Qu'est-ce que c'est donc qu'il y a, mon petit lils?

ARGAN. — Mamie - !

BÉLINE. — Mon ami !

ARGAN. — On Aient de me mettre en colère.

BÉLINE. — Hélas ! pauvre petit mari ! Gomment donc, mon ami ?

ARGAN. — Votre coquine de Toinetle est devenue plus insolente que jamais.

BÉLINE. — Ne vous passionnez donc point.

ARGAN. — Elle m'a fait enrager, ma mie'.

BÉLINE. — Doucement, mon lils.

ARGAN. — Elle a contrecarre, une heure durant, les choses que je veux faire.

BÉLINE. — Là, là, tout doux.

ARGAN. — Et a eu l'effronterie de me dire que je ne suis point malade.

BÉLINE. — C'est une impertinente.

ARGAN. — Vous savez, mon cœur, ce qui en est.

BÉLINE. — Oui, mon cœur, elle a tort.

ARGAN. — Mamour^, cette coquine-là me fera mourir.

BÉLINE. — Eh là, eh là!

ARGAN. — Elle est cause de toute la bile que je fais,

BÉLINE. — Ne vous fâchez point tant.

ARGAN. — Et il y a je ne sais combien que je vous dis de me la chasser.

BÉLINE. — INIon Dieu I mon lils, il n'y a point de serviteurs et de servantes qui n'aient leurs défauts. On est contraint parfois de souffrir leurs maiivaises qualités'', à cause des

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