‹ Scènes choisies [sous la direction] par Ch. GeorginChapitre 416 sur 443 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

MONSIEUR FLEIRAXT, une seringue à la main ; ARGAN, BÉRALDE

ARGAN. — Ah ! mon frère, avec A'otre permission.

BÉRALDE. — Comment ? Que voulez-vous faire ?

ARGAN. — Prendre ce petit lavement ; ce sera bientôt fait.

BÉRALDE. — Vous VOUS moqucz. Est-ce que vous ne saufiez être un moment sans lavement ou sans médecine ? Remettez cela à une autre fois, et demeurez un peu er 'epos.

ARGAN. — Monsieur Fleurant, à ce soir, u à demain au matin.

MONSIEUR FLEURANT, fi Béralde. — De quoi vous mêlezvous, de vous opposer aux ordonnances de la médecine, et d'empêcher Monsieur de prendre mon clystère ? Vous êtes bien plaisant d'avoir cette hardiesse-là !

BÉRALDE. — Allez, Mousieur ; on voit bien que vous n'avez pas accoutumé* de parler à des visages.

A'ersent la bile dans rentrée de I de telles contradictions,

rintcstin. Au fond ces explica- | 2; C'était en effet l'usage (sans

tiens ne servent qu'à éblouir j raison) de prendre les pilules

Argan: il ne faut pas que Thomas par nombres impairs. Cf. p. 233,

ne semble pas d'accord avec i ligne t.

l'autre médecin. 'A. Accoutumer est employé au

1. Il faut avoir la naïveté 17' siècle intransitii'ement,' a.\ec

d'Argan pour ne pas percevoir | le sens de avoir coutume.

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