SCÈNE YI MONSIEUR PURGON, ARGAN, BÉRALDE, TOINETÏE
MONSIEUR ruRGON. — Je viens d'apprendre Là-bas, à la porte, de jolies nouAcUes : qu'on se moque ici de mes ordonnances, et qu'on a fait refus de prendre le remède que j'avais prescrit.
ARGAN. — Monsieur, ce n'est pas
MONSIEUR PURGON. — Voilà une hardiesse bien grande, une étrange rébellion d"un malade contre son médecin I
ToiNETTE. — Cela est épouvantable.
MONSIEUR PURGON. — Un clystèrc que j'avais pris plaisir à composer moi-même.
ARGAN. — Ce n'est pas moi
MONSIEUR PURGON. — luvcnté et formé dans toutes les formes de l'art <.
t. Comme = comment. < 3. Il ne déflnit pas son mal,
2. Béralde parle avec autant et pour cause, d'énergie que de bonne humeur, i 4. Il en parle avec pitié.
ToiNETTE. — Il a tort.
MONSIEUR PURGON. — Et qui ilevait faire dans des entrailles un effet merveilleux.
ARGAN. — Mon frère ^ ?
MONSIEUR PURGON. — Lc Tcnvoycr avec mépris !
ARGAN, montrant Bçralde. — C'est lui
MONSIEUR PURGON. — C'cst uiic action exorbitante,
TOINETTE. — Cela est A-rai.
MONSIEUR PURGON. — Un attentat énorme contre la médecine!
ARGAN, montrant Bcralde. — Il est cause
MONSIEUR PURGON. — Uu Crime de lèse-Faculté-, qui ne se peut assez punir.
TOINETTE. — Vous avez raison.
MONSIEUR PURGON. — Jc VOUS déclare que je romps commerce avec VOUS.
ARGAN. — C'est mon frère
MONSIEUR PURGON. — Quc je lie veux plus d'alliance 3 avec