‹ Scènes choisies [sous la direction] par Ch. GeorginChapitre 419 sur 443 · SCÈNE YI MONSIEUR PURGON, ARGAN, BÉRALDE, TOINETÏE · texte numérisé non relu

SCÈNE YI MONSIEUR PURGON, ARGAN, BÉRALDE, TOINETÏE

MONSIEUR ruRGON. — Je viens d'apprendre Là-bas, à la porte, de jolies nouAcUes : qu'on se moque ici de mes ordonnances, et qu'on a fait refus de prendre le remède que j'avais prescrit.

ARGAN. — Monsieur, ce n'est pas

MONSIEUR PURGON. — Voilà une hardiesse bien grande, une étrange rébellion d"un malade contre son médecin I

ToiNETTE. — Cela est épouvantable.

MONSIEUR PURGON. — Un clystèrc que j'avais pris plaisir à composer moi-même.

ARGAN. — Ce n'est pas moi

MONSIEUR PURGON. — luvcnté et formé dans toutes les formes de l'art <.

t. Comme = comment. < 3. Il ne déflnit pas son mal,

2. Béralde parle avec autant et pour cause, d'énergie que de bonne humeur, i 4. Il en parle avec pitié.

ToiNETTE. — Il a tort.

MONSIEUR PURGON. — Et qui ilevait faire dans des entrailles un effet merveilleux.

ARGAN. — Mon frère ^ ?

MONSIEUR PURGON. — Lc Tcnvoycr avec mépris !

ARGAN, montrant Bçralde. — C'est lui

MONSIEUR PURGON. — C'cst uiic action exorbitante,

TOINETTE. — Cela est A-rai.

MONSIEUR PURGON. — Un attentat énorme contre la médecine!

ARGAN, montrant Bcralde. — Il est cause

MONSIEUR PURGON. — Uu Crime de lèse-Faculté-, qui ne se peut assez punir.

TOINETTE. — Vous avez raison.

MONSIEUR PURGON. — Jc VOUS déclare que je romps commerce avec VOUS.

ARGAN. — C'est mon frère

MONSIEUR PURGON. — Quc je lie veux plus d'alliance 3 avec

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