SCÈNE VII
^lASCARILLE, DEUX PORTEURS •
MASCARiLLE. — Holà ! portcurs, holà! Là, là, là, là, là, là. Je pense que ces marauds-là ont dessein de me briser à force de heurter contre les murailles et les pavés''.
PREMIER PORTEUR. — Damc ! c'cst que la porte est étroite. Vous avez voulu aussi que nous sojons entrés' jusqu'ici.
MASCARILLE. — Je le crois bien. Voudricz-vous, faquins^, que j'exposasse l'embonpoint de mes plumes aux inclémences de la saison pluvieuse, et que j'allasse imprimer mes souliers en boue-' ? Allez, ùtez votre chaise d'ici.
DEUXIÈME PORTEUR. — Paycz-Rous donc, s'il vous plaît, Monsieur.
MASCARILLE. — Hein ?
DEUXIÈME PORTEUR. — Je dis, Monslcur, que vous nous donniez de l'argent, s'il vous plaît.
MASCARILLE, lui donnant un soufflet. — Gomment, coquin ! demander de l'argent à une personne de ma qualité'" !
i>euxii':me porteur. — Est-ce ainsi qu'on paye les pauvres gens ? Et votre qualité nous donne-t-elle à diner ?
tien; les chambres étaient au- | 0. Remarquer la verve de celle
dessus. I entrée et le londédaigneux dont
1. Toute précieuse est aussi co- ' ce valet parle à des valets,
quelle que vaine. I 7. Cf. pour la concordance des
•2. l'ériplirase chère aux pré- : temps: Ciiouzet..., Gr. Fi:, ^ 'i.">.").
ciouses pour dire Ze miroir. | 8. Fagiu'n vient de rilalien /(jf-
:i. Parler chrétien^parler com- china, porte-faix: il a pris le sens
me tout le inonde. \ injurieux d'homme vit.
4. La préciosité éloufle les sen- i U. Mascarille s'applique à bien
liments naturels. Il est aussi 1 parler, tout en risquant le mol cruel que vulgaire d'humilier emlmnpoint : mais comme il emuue i)auvre servante. ploie correctement les impar-
j. INlascarille se lait solennel- ! laits du subjonctif!
lement amener, jusque sur la j M). Qualité ^=noblesse.^lo\wveu.