Nous écrier = pousser des cris d'admiration
7. Magdelon n'a sans doute (iu"un projet, mais cela ne suffitil ]ias pour et ve femme de lettres?
8. On di'sijA'uait ainsi la troupe de rilôtel de Bourgogne, ri^ aie
avec un peu de mépris, mais i de celle de Molière. Elle jouait la dont Mohere a apprécié el re- ira<rédie avec une solennité que cherché les libres suffrages. .Molière raille, quand il la lait 'r. Datant que = avant que. admirer par ^lascarille. L'acteur 3. C.-à-d. bien avant quelapié- .MoutHeury savait particulièrece soit commencée. Cf. Notice, 1 ment faire ronfler le vers. p. 13. — Comme Aloliere i-aille | i). Brouhaha = murmures adavec raison certaines cabales 1 miralifs et applaudissements brudadmiration qui créent des suc- | yants'.
LES PRECIEUSES RIDICULES
cATiios. — En elTet, il y a manière de faire sentir aux auditeurs les beautés d'un ouvrage : et les choses ne valent que ce qu'on les fait valoir.
aiASCARiLLE. — Quc VOUS Semble de ma petite oie ' r? La trouvez-A'ous congruentc- à l'habit?
CATiios. — Tout à fait.
MASGARiLLE. — Le ruban est bien choisi.
MAGDELON. — Furieusemeut bien. C'est Perdrigeon tout pur 3.
MASGARILLE. — Quc ditcs-vous de mes canons ?
MAGDELON. — Ils Ont tout à fait bon air.
MAscARiLLE. — Je puis me vanter au moins qu'ils ont un grand quartier^ plus^ que tous ceux qu'on fait.
MAGDELGX. — 11 faut avoucr ([ue je n'ai jamais vu porter si haut l'élégance de l'ajustement.
MASCARILLE. — Attachez un peu sur ces gants la réflexion de votre odorat""'.
MAGDELON. — Ils Sentent terriblement bon.
CATiios. — Je n'ai jamais respiré une odeur mieux conditionnée.
MASGARILLE. — Et cellc-là ? (Il donnc à sentir les chri-eii.y poudrés de sa perruque '.)
MAGDELON. — Elle cst tout à fait de qualité; le sublime* en est touché délicieusement.
MASGARILLE. — Vous ne uic ditcs rien de mes plumes : Comment les trouA'cz-vous ?
CATIIOS. — Efl'royablement belles.
MASGARILLE. — Savez-A'ous quc le l)rin me coule un louis d'or'-*? Pour moi, j'ai cette manie de vouloir donner généralement sur 1^' tout ce qu'il y a de plus beau.
1. On ajjpcllc petite oie les rubans et j;arnitures de Thabit ou flu chapeau. C'est dans ce détail du coslurae que se distinp^uc un élégant. Le mot a une origine curieuse : ou appelait petite oie dei-olaille ce que nous désignons sous le nom iVabalis, c.-à-d. les parties accessoires qu'on enlève à la volaille pour la l'aire rôtir.
'2. Mol pédant et f[ui semble forgé par Molière : = fjui va bien avee (coiiifruens, en latin).