Morguant = narguant avec morgue. Le mot n'est plus usité
8. Fait = tenu. Règle : Faire s'employait au /j" siècle beaucoup plus qu'aujourd'hui (au point que Furelière, auteur d'un dictionnaire, l'appelait le verbe le plus étendu de la langue) :
Soit seul, pour remplacer un çerbe précédent, qu'on voulait éviter de répéter :
Je le poursuis partout comme un (BoiLEAU.) [^''"en fait sa proie.
Soit avec un autre mot pour créer une locution verbale : Faire estime, faire leçon, il fait sûr, etc.
La solide vertu dont je fais vanité.
(Corn-., Ifor., v. 485.) Soit avec le sens d^autres verbes, tels que : agir, causer, tenir, etc.
Et se serait tenu comme il s'était posé,
Si, pour mon infortune, il ne m'eût avisé.
«Ah! marquis! m"a-l-il dit, prenant près de moi place,
Comment te portes-tu ? Soutire que je t'embrasse ^ » 40
Au A'isage, sur l'heure, un rouge m'est monté
Que- l'on me vît connu d'un pareil éventé^.
Je l'étais peu pourtant; mais on en voit paraître.
De ces gens qui de rien^ veulent fort vous connaître,
Dont il faut au salut-' les baisers essuyer, 45
Et qui sont familiers jusqu'à vous tutoyer s.
Il m'a fait à l'abord ^ cent questions frivoles,
Plus haut que les acteurs élevant ses paroles.
Chacun le maudissait; et moi, pour l'arrêter:
«Je serais, ai-je dit^, bien aise d'écouter. 50
— Tu n'as point vu ceci, mai'quis? Ah! Dieu me damne.
Je le trouve assez drùle, et je n'y^ suis pas àne ;
Je sais par quelles lois ^^ un ouvrage est parfait,
Et Corneille me Aient lire tout ce qu'il fait " ».
Là-dessus de la pièce il m'a fait un sommaire, 55