Scène à scène averti '- de ce qui s'allait faire
Et jusques à des A-ers qu'il en saA'ait par cœur.
Il me les récitait tout haut aA'ec l'acteur.
J'aA'ais beau m'en défendre, il a poussé sa chance '^,
Et s'est devers '^ la lin levé longtemps d'avance ; 00
Car les gens du bel air, pour agir galamment,
Se gardent bien surtout d'oiiir le dénouement '^.
Je rendais grâce au ciel, et croyais de justice ^'^
l. C'était une mode alors, chez 1 10. Molière a toujours eu hor-
les g:ens du bel air, de s'embras- I reur de ces gens qui jugent par
ser à toute rencontre. Ainsi J des Zois les ouvrages de l'esprit :
Wascarille et Jodelet s'embras- 1 le pédantisme va bien souvent
sent en se rencontrant chez les | avec l'incompétence,
précieuses. Dans le Misanthrope, ; H. Déjà Mascarille aA'ait décla-
Molière signale cette « fureur i ré connaître tous les beaux es-
d'embrassemenls ». ! prits de Paris. Notre fâcheux
i. One ^ à la pensée que. ! parle du grand Corneille comme
3. hi'enlé =; étourdi, qui tourne ] d'un ami. Que de gens vantent à tout vent. j ainsi leurs belles relations ima-