‹ Scènes de la nature sous les tropiquesChapitre 4 sur 99 · AR SEN · texte numérisé non relu

AR SEN

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& arbres. Il s'élance avec tant de majesté, que les hommes Pont proclamé le roi des foréts *. Mais,

©: soit qu'étendant ses branches à plusieurs pieds de

la tige, elles aillent ensuite en diminuant jusqu’au sommet, de manière à former une tête élégante; soit que ces palmes, méritant le nom qui les désione , se présentent en forme d'éventail, il réunit les dons utiles à la beauté! On le voit croître sur les rivages solitaires etsur lesmontagnesesearpées; il orne les plaines les plus fertiles et les rochers.les plus déserts ; il prodigue partout la vie, partout il nous oblige à la reconnaissance. Les nations des bords de l'Océan ‘devraient lui adresser une sorte de culte. Combien de fois n’a-t-on point vu le navigateur se guider sur des groupes de cocotiers, éviter les vagues mugissantes, et braver en se jouant Pécueil que ces arbres lui désignaient. C'est le palmier qui ombrage la cabane du malheureux esclave, et qui lui cache les palais des despotes de l'Inde. C'est lui, comme Va dit un voyageur italien *, qui rend égale la table du riche et celle du pauvre; et nous, devons nous rappeler , avec M. de Humboldt, que cest au milieu de la région des palmes

* Un poète anglais l'appelle le Triomphe de la nature: Granger , the sugar cane. " + Della Cella, Voyage de Barbarie aux frontières occi-

dentales de l'Égypte.

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