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kaïd chargé de faire véritier l'exactitude de son récit* Cette exciairiation eût été bien plus juste si le colonel, mieux ins* truit des mœurs arabes eût pu ajouter foi aux pressentimens de son jeune prisonnier ! En effet , le kaid des Smélas , homme de grande réputation par sa bravoure et les qualités brillantes des chefs indigènes, était, comme tous les Arabes, grands et petits, peu scrupuleux •ur les moyens d'acquérir les objets qui excitaient si coonroitise. *
Trc^ politique pour concevoir un dé- «If ftîi eût pu mettre en péril ia faveur
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dont il jouissait près de notre autorité , il se serait bien gardé de vouloir posséder la jument Messaouda si elle eût appartenu au colonel; mais, du moment qu'elle était la propriété d'un enfant, d'un Arabe étranger à sa tribu, s'en emparer par ruse n'était pas charge de conscience pour un homme que la domination turque avait habitué, dès sa première jeunesse, aux exactions les plus violent8s(î).
Tous les Arabes sont menteurs depuis
(1 Sous le régime turc, la tribu des Douairs et celle des Smélas constituaient ]a mihce armées des
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le paysan grossier jusqu'au marabout, jusqu'à rmtrépide et riche cavaiier , jusqu'au chérif.
Leurs mensonges se glissent, effrontément.jà travers les serments les plus solennel»; ils passent sur leurs lèvres en même temps que le sourire dédaigneux par lequel ils semblent flétrir Timpostu-
beysde la province d'Oran, elles battaient la pleine, faisaient *» reculer les ordres du beylick, aidaient, au besoin, à la rentrée des impôts, et participaient aux faveurs de l'autorité en proportion de leurs ser¥ices.