‹ Scènes de la vie cruelleChapitre 34 sur 34 · DÉSENCHANTEMENT ET CORDE · texte numérisé non relu

DÉSENCHANTEMENT ET CORDE

Voici en quels termes s'exprimait l'autre soir un lycéen, seul :

— J'ai quinze ans, et je suis las de la vie.

Je me pendrai la nuit prochaine aux barreaux du dortoir.

Cela étonnera tous mes camarades; cela en affligera-t-il quelques-uns ?

La vie est une mystification qui ne vaut pas la cendre de la cigarette que je viens de fumer en cachette. J'ai jeté un coup d'œil sur la société, et j'ai été vilement écœuré.

Tout n'y est que déboires et déceptions.

Hier, par exemple, le maître d'études m'a confisqué un volume des Grandes Dames d'Arsène Houssaye. Ce n'est pas la première fois que cet odieux personnage se trouve en travers démon chemin.

Je ne veux pas verser le sang de cette brute. Je le pourrais et je le dev-rais, peutêtre. J'y serais presque autorisé par Théophile Gautier.

Théophile Gautier a, en effet, raconté ceci

dans sa biographie écrite par lui-même : « On me mit au collège Louis-le-Grand, où je fus saisi d'un désespoir sans égal que rien ne put vaincre. La brutalité et la turbulence de mes petits compagnons de bagne me faisaient horreur. Je mourais de froid, d'ennui et d'isolement entre ces grands murs tristes, où, sous prétexte de me briser à la vie de collège, un immonde chien de cour s'était fait mon bourreau. Je conçus pour lui une haine qui n'est pas éteinte encore. S'il m'apparaissait reconnaissable après ce long espace de temps, je lui sauterais à la gorge et je r étranglerais. »

Vous voyez bien !

Un peu plus loin, il ajoute : « De ces années de collège, il ne me reste aucun souvenir agréable, et je ne voudrais pas les revivre. »

Alors, pourquoi les vivrais-je, moi?

En me tuant, je m'épargne toute une série

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de retenues, et je fais une bonne niche à l'aumônier du lycée.

Je lègue mes billes à Léon, qui est une intelligence supérieure et qui me comprendra.

Adieu, papa! adieu, mes sœurs! Je vous reverrai au ciel, si le ciel n'est pas une blague, comme tout le reste...

A Alphonse iJaudet.

La scène se passe dans une commune da département de la Dordogne, à pea de distance d'nne station de chemin de fer. Un monsieur sonne à la porte d'une maison blanche, couverte en tuiles, et demande M. Touroière. Une domestique lui répond.

GENEVIÈVE. — Vous trouverez monsieur tout au fond du jardin.

CHARLES. Merci, (ll s'engage dans une allée parfaitement ratisséej arrivé an fond du jardin, il regarde de tous les cotés et finit par se diriger vers un trou dans lequel s'agite un

homme coiffé d'un large chapeau de paille. S'arrêtant sur le bord

et sepenchaui :) Qu'est-ce que tu fais donc là?

TOURNIÈRE, relevanl la tète. Heill ?. . . qUOi ?. . .

Bah!... Charles I... Est-ce possible ?

CHARLES. — •• Complètement possible.

TOURNIÈRE. — Ah 1 mon Dieu! mon Dieu!

Par exemple, sije m'attendais... Tu viens de Paris?

CHARLES. — En ligne directe... Ah çà ! estce que tu ne comptes pas sortir de là dedans ? Que diable fais-tu ?

TOURNIÈRE. — Je creuse une citerne...

Donne-moi la main... Là! (ii sort du trou.) Ah ! mon Dieu ! mon Dieu !

CHARLES. — Embrasse-moi donc !... Tu t'étonneras ensuite.

TOURNIÈRE. — De bien bon cœur 1 (iis s'embrasseai.) Tu n'as pas changé du tout.

CHARLES. — Je ne t'en dirai pas autant.

Quel embonpoint monacal ! Sapristi! la province te profite, à toi.

TouRNiÈRE. — Tu trouves ?

CHARLES. — Sais-tu que j'ai eu toutes les peines du monde à découvrir ton adresse? Tu es encore un joli monsieur! Voilà trois ans que tu as disparu tout à coup de Paris, sans avertir personne, sans serrer aucune main, en lâchant le journal au moment oi^i il avait le plus besoin de tes articles... Tu crois que cela se fait ?

TOURNiÈRE. — J'avais hérité.

CHARLES. — Je sais bien. Ce n'est pas une raison pour s'enterrer à Champignac... Saint- Blignac...

TOURNIÈRE. — Chambournac.

CHARLES. — Aussi je ne te cache pas que tout notre monde t'a jeté la pierre.

TOURNiÈRE. — Que voulais-tu que je fisse ? Il fallait bien surveiller mes intérêts.

CHARLES. ■ — On prend un intendant.

TOURNIÈRE. — C'est Cela, pour être grugé. Non, non, l'œil du maître! J'ai voulu me rendre compte par moi-même de ma succession. Mon oncle avait tout laissé ici dans un dégât épouvantable. J'ai tout refait. J'ai dépensé gros, il est vrai. La terre coûte beaucoup et rapporte peu.

CHARLES. — J'ai vu cctte phrase quelque part.

TOURNIÈRE. — Tu Comprends que cela m'a occupé et retenu. Mais je n'ai pas oublié les amis. Je garde toujours le souvenir des temps difficiles que nous avons traversés ensemble, mon bon Charles, lorsque je n'étais qu'un homme de lettres, un journaliste, un lutteur. Ah ! je peux me vanter que je n'étais pas le

dernier à la polémique. J'avais une poigne, n'est-ce pas ?

CHARLES. — Une vraie poigne. Mais tu avais mieux que cela encore, Tournière.

TouRNiÈRE. — Toi et tes amis, vous avez été toujours trop indulgents pour moi. Vous m'avez surfait. Pour deux ou trois volumes que j'ai écrits dans la fièvre de la jeunesse, vous givez voulu saluer un réformateur. Vous n'y alliez pas de main morte. Pauvres volumes! que sont-ils devenus? Mais tu me fais babiller et je ne parle que de moi. Tu restes à dîner ?

CHARLES. — Certainement,

TOURNIÈRE, — Et tu me donnes quelques jours.

CHARLES. — Non ; je reprends le train de onze heures, ce soir.

TOURNIÈRE. — Pourquoi ?

CHARLES. — Je te le dirai à table... Ainsi l'écrivain est tout à fait mort chez toi?

TouRNiÈRE. — Oh! non, j'écris encore, de

loin en loin, à mon aise, (S'arrêtant devant une haie.)

Maudits escargots ! (ii en écrase UD.) Tu ne saurais croire aux ravages qu'ils font.

CHARLES. — On m'avait bien prévenu : te voilà agriculteur de la tête aux pieds. C'est drôle, tout de même. On s'amuse donc bien dans une citerne?

TOURNIÈRE. — Ne te moque pas : tu y viendras peut-être.

CHARLES, brusquement. — Es-tll heurCUX ?

TOURNIÈRE. — Faut-il te répondre sérieusement? Eh bien, je n'en sais rien...

CHARLES. Ah! tu vois...

TOURNIÈRE. — Mais je crois que oui .

CHARLES. — Pourtant, tu dois t'ennuyer?

TOURNIÈRE. — Parbleu !

CHARLES. — Souvent?

TOURMÈRE. — Toujours. Mais on se fait à l'ennui, je t'assure. Ce n'est qu'un pli à prendre.

CHARLES. — Horrible 1 horrible !

TOURNiÈRE. — D'un autre côté ma position a ses avantages que tu vas saisir. J'ai mon affaire faite. Par hasard, c'est vrai; n'importe ! j(3 suis en dehors de la question matérielle. Ma fortune me range parmi les protecteurs de la société. Le bien que je fais à présent se chiffre, est réel. Je peux souscrire à un tas de choses. Le propriétaire achève l'écrivain.

CHARLES. — Tu veux dire qu'il l'enterre... Tu n'as donc plus d'enthousiasme?

TOURNIÈRE. — L'enthousiasme est un faux guide.

CHARLES. — Plus d'ambitloQ ?

TOURNii^.RE. — A d'autres!

CHARLES. — Plus d'élans au cœur, plus d'indignation dans la tête ?

TOURNiÈRE. — Non, JG suis apaisé.

Deux heures apiès. — A table. — ïouruière et Charles sont assis en face l'un de l'antre. — Geneviève va et vient, 1rs serîaal.

TOURNIÈRE. — Je te préviens, mon cher ami, que tu vas faire un triste repas.

CHARLES. — Ah çà ! pas de bêtises I tu sais que je ne badine pas sur ce chapitre.

TOURNIÈRE. — C'est vrai, tu avais un bon appétit.

CHARLES. — Je l'ai toujours. Eh bien ! el toi, dis donc ? je te conseille de parler, toi

LES APAISÉS 3i7

qui jonglais avec les faisans truffés et qui es resté une fois pendant deux jours à table !

TOURNiÈRE. — J'en ai bien rabattu, depuis.

CHARLES. — Tu m'effrayes, entends-tu?

TOURNIÈRE. — Ohl il y a de quoi manger, sois tranquille. Je crois que la cuisinière a fait à ton intention quelque chose de plus, un mets d'extra, n'est-ce pas, Geneviève ?

GENEVIÈVE. — Oui, mousieuf.

TOURNIÈRE. — Une chatterie, probablement.

Je suis devenu indifférent à tout cela, moi. Yoici mon programme : la soupe et un bon plat.

CHARLES. — Pourquoi pas deux bons plats?. . . Au moins as-tu une cave?

TOURNIÈRE. — On est en train de la réparer. Cela ne m'empêchera pas de te faire goûter du vin de mon cru. Il n'est pas très-bon, mais il est naturel.

CHARLES. — Je le préférerais artificiel... et excellent.

TOURNiÈRE. — Ah 1 ah! ce digne Charles 1 il donne toujours dans ces godants.

CHARLES. — Je donne... je donne dans tout ce qui est bon. Il n'y a pas là de quoi me faire passer pour une curiosité.

TOURNiÈRE. — Est-il drôlc ! est-il drôle!... Tu changeras de ton dans quelques années, mon bonhomme, tu suivras mon exemple. Je reviens à l'homme primitif.

CHARLES. — ■ Au sauvage du Var.

TOURNiÈRE. — C'est au point que si l'on me donnait le choix entre une carpe à la Ciiambord et une gousse d'ail dans un chiffon de pain, je n'hésiterais pas.

CHARLES. — Ni moi non plus.

TOURNiÈRE. — Je choisirais la gousse.

CHARLES. — xVh 1 moi pas.

TOURNiKRE. — Ycilà comme onvitcent ans.

CHARLES. — Ce n'est pas assez pour le prix.

TouRNiÈRE. — J'ai supprimé de mon existence toutes les inutilités. Exemple : le café.

CHARLES. — Comment! le café!

TOURNIÈRE. — Graine nuisible... Oh l'on t'en fera, rassure-toi, et de l'excellent! — J'y goûterai, par esprit d'imitation.

CHARLES. — Avec du cognac ?

TOURNiiiRE. — Avec du cognac. On tâchera d'en découvrir dans la maison.

CHARLES. — Ouf ! que de tirage !

TOURNIÈRE. — Tu ne m'as pas laissé le temps de t'interroger. Causons de toi à présent. L'estomac est superbe, mais ta fortune, mon pauvre ami?

CHARLES. — Pourquoi ce ton d'apitoiement ?

TOURNIÈRE. — Tu vis saus doute comme autrefois ?

CHARLES. — Un peu mieux.

TOURNiÈRE. — Ail jour le jOur?

CHARLES. — Non, aumoisle mois. J'ai attrapé de l'avancement.

TOURNIÈRE. — Je ne vois rien de toi.

CHARLES. — Parce que tu ne lis rien.

TOURNIÈRE. — C'est Vrai. J'ai fermé ma porte à tous les périodiques, excepté au journal de l'arrondissement. Je ne veux plus savoir ce qui se fait et ce qui se dit à Paris. Ici nous sommes fatigués de tant de bruit et de bavardage.

CHARLES. — Qui? vous?

TOURNIÈRE. — Mes voisius de campagne : le médecin, le mercier, lo capitaine, tout le monde I

CHARLES. — Ah! très-bien.

TOURNIÈRE. — Aussi m"arrive-t-il fréquemment de te plaindre.

CHARLES. — Il n'y a pas de quoi pourtant.

TOURNiÈRE. — Être forcé de vivre dans un tel pandémonium I

CHARLES. — Je m'en accommode mieux que d'un désert, (a Geneviève.) Du pain, s'il vous plaît, mademoiselle.

GENEVIÈVE. — Voici, monsieur.

TOURNIÈRE. — Ah 1 la littérature est un mauvais métier !

CHARLES. — Pas tant que tu crois.

TOURNIÈRE. — Le théâtre, je ne dis pas... il y a des veines... Mais le feuilleton, mais l'article de genre I Qu'est-ce que cela rapporte ?

CHARLES. — Ehl ehl le moindre chroniqueur gagne aujourd'hui ses petits vingt mille francs.

TOURNIÈRE. — Allons donc ! tu te gausses de moi?

CHARLES. — Parole d'honneur !

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TOURNiÈRE. — Vingt mille francs ! Tu m'avoueras que c'est révoltant.

CHARLES. — Mais pas du tout.

TOURNIÈRE. — Qu'est-ce qu'il s'écrit de bon actuellement? Rien, rien, rien.

CHARLES. — Tu te (rompes, Tournière.

TOURNIÈRE, — Des fadaises ou des obscénités. On ne peut pas s'approcher de la vitrine d'un libraire sans rougir. On ne peut pas ouvrir une gazette sans tomber sur un scandale.

CHARLES. — Banalités !... Tu as pris le mot d'ordre de tes voisins de campagne. — Donnemoi à boire.

T0LRNn':RE, .iprès lui avoir verjo Ju vin. YeUX-tU

de l'eau?

CHARLES. — Si cela te fait absolument plaisir !...

Neuf heures et demie. — Clair de lone. — Les deux amis se promènenl dans une alliée du jarJin.

CHARLES. — Écoute, J'étais venu ici avec un dessein.

TOURNiÊRE. — Aussi, je disais...

CHARLES. — Je ne t'en parlerais point, si cela ne regardait que moi. Tu m'as fait ta nouvelle profession de foi, et je me tiens pour édifié. Mais j'ai une mission à remplir. Si éloigné que tu sois du mouvement, il doit t'arriver parfois des Iruits, des souffles. Notre époque est en travail. L'idée marche. Tu manques à l'œuvre qui s'élabore. Personne n'a oublié ton talent vigoureux et sain. Toi seul, peut-être, tu ignores le chemin qu'ont fait depuis trois ans tes pensées et tes livres? Ton éditeur, à qui tu as eu la sottise, au temps de ta regrettable pauvreté, de vendre la propriété de ton

histoire politique de Versailles, en prépare une quatrième édition...

TOURNiÈRE. — Vraiment ?

CHARLES. — Ton nom est entré dans la foule. Tu es une autorité. Nous ne pouvons t'oublier au moment où nous nous comptons.

TOURNIÈRE. — A quoi veux-tu en venir?

CHARLES. — A ceci : je suis chargé de te proposer la rédaction en chef d'un journal que nous fondons, mes amis et moi.

TOURNIÈRE. — Quoi ? VOUS avez pensé à moi comme cela, du premier mouvement? Ah!

j'en suis touché, et je vous remercie, (ii serre la

main de Charles.)

CHARLES. — C'était tout naturel.

TOURNIÈRE, s'arrétant. — Mais...

CHARLES. — Eh bien ?

TOURNIÈRE. — Vous avez peut-être supposé. . . on vous aura peut-être exagéré ma fortune...

CHARLES. — ïais-toil... On ne le demande pas de l'argent; au contraire, on t'en apporte. Quoique pauvres, nous te faisons douze mille francs de traitement annuel.

TOURNiÈHE. ■ — Charles, je n'ai pas voulu dire... tu m'as mal compris.

CHARLES. — Tu acceptes ?

TOURNiÈRE. — Laisse-moi quelque temps pour réfléchir.

CHARLES. — Impossible. Je dois rap{>orter demain ta réponse à nos amis.

TOURNIÈRE. — Une détermination de celle importance... Tu me prends à la gorge. Je ne suis pas préparé, cela se comprend. On serait troublé à moins. Un tel changement d'habitudes, du jour au lendemain... Revenir sur mes pas, rentrer dans la lutte, recommencer ma vie I

CHARLES. — Non; renouer la chaîne de ta

vocation, être une force vive au lieu d'une inertie... ridicule.

TOURNiÈRE. — Renoncer sans transition ; u milieu que je me suis créé, pour...

CHARLES, sévèrement. — Achève.

TOURNIÈRE. — Pour un8 cause généreuse, c'est vrai, utile... Mais tout quitter !

CHARLES. — Quitter qui? quitter quoi? Ta citerne, ton potnger, tes citrouilles!... Est-ce que tu ne retrouveras pas tout cela à un moment donné, après ton œuvre faite? Tu reviendras, on revient toujours. Gagne au moins ton sillon, Cincinnatus sans batailles.

TOURNliîRE, hésitant. Au fait (on enlcniJ crier

le sable de l'allée.)

GENEVIÈVE. — Monsieur ! monsieur I tournuIre. -= C'est toi, Geneviève? Qu'y a-t-il?

GENEVIÈVE. — Il y a, monsieur, que vous

LES Al'AlSËS 337

allez VOUS enrhumer. II n'y a pas de bon sens à se promener lête nue par la fraîcheur qu'il fait. Voici votre bonnet grec. Vous n'allez donc pas rentrer bientôt?

TOURNiÈRE. — Si, Geneviève. Dans un instant. Laisse-nous.

GENEVIÈVE. — Ah c'est différent. Si cela vous plaît de vous tuer, vous êtes bien libre !

(Elle s'éloigQe-)

CHARLES. — C'est ta bonne?

TOURNIÈRE. — Oui.

CHARLES. — Belle fille. Elle est encore jeune. Elle te parle d'un ton bien décidé.

TOURNIÈRE, avec embarras. — Que VOUX-tU? Elle

était au service de mon oncle.

CHARLES, après un moment de silence . — AcceptCS-tU ? TOURNIÈRE. Non.

CHARLES. — Georges... Penses-y bien...

Nous te prions...

TOURNiÈRE. — Non. Il est trop tard.

CHARLES. — C'est ton dernier mot.

TOURNiÈRE. — Mon dernier. CHARLES. — Adieu donc.

TOURNIÈRE. — Adieu.

CFiARLES. — J'en étais sûr.

Ils se Ironvent devant la porte. Les deux amis s'eraLrassenl une dernière fois. Tournière, demeuré sur le seuil, écout.e pendant quelque temps le bruit des pas de Charlesj puis il rentre, étouffant un soupir...

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