‹ Scènes de la vie mexicaineChapitre 19 sur 27 · Voyez page · texte numérisé non relu

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nom espagnol d’une signiQcation toute différente, Loba *. Cette chienne me suivait dans toutes mes promenades , et mon cheval Storm, qui l’avait prise en affection, ne galopait jamais si gaiement que lorsqu’il la sentait bondir entre ses jambes ou mordre son poitrail fumant.

Nous eûmes bientôt laissé derrière nous les collines fertiles de Jalapa, ses massifs d’orangers et de daturas, ses champs de bananiers et de goyaviers , et nous ne tardâmes point à dépasser Lencero. C’est le nom qu’a laissé un soldat de Cortez à un petit endroit où il avait établi une venta et où s’élèvent encore quelques-unes do ces cabanes à claire-voie appelées jacales *. Un souvenir plus récent recommande encore Lencero à la curiosité du voyageur. Près de ce hameau, sur le sommet d'une colline d’où , par un jour serein , l’œil embrasse les dentelures lointaines de la Cordillère et une échappée de la mer, s’élève une petite maison peinte en rouge, ornée d'un modeste péristyle et surmontée d’un mirador (belvédère) en vitres. Cette agréable retraite est la maison de campagne du général Santa Anna.

A quelque distance de Lencero, nous traversâmes les gorges do Cerro-Gordo , et une rumeur sourde comme celle de la mer qui se brise contre des rochers nous annonça la proximité de la rivière de l’Antigua. Sept arches audacieusement jetées sur un large précipice au fond duquel coule la rivière, des montagnes tranchées, des abîmes comblés, attestent encore aujourd’hui , en ce lieu nommé Puente-Nacional *, la grandeur passée des anciens maîtres du Mexique.

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