‹ Scènes de la vie privée et publique des animaux (volume 2)Chapitre 18 sur 49 · CHANT D'UNE JEUNE FILLE · texte numérisé non relu

CHANT D'UNE JEUNE FILLE

Mon cœur, lève-toi! Déjà l’alouette Secoue en chantant son aile au soleil.

Ne dors plus, mon cœur, car la violette Élève à Dieu l’encens de son réveil.

Chaque fleur vivante et hien reposée, Ouvrant tour à tour les yeux pour se voir, À dans son calice un peu de rosée,

Perle d'un jour qui lui sert de miroir.

On sent dans l’air pur que l’ange des roses A passé la nuit à béuir les fleurs !

On voit que pour Ini toutes sont écloses, 11 vient d'eu haut raviver leurs couleurs.

Ainsi lève-toi, puisque l’alonette

Secoue en chantant son aile au soleil; Rien ne dort plus, mon cœur! la violette Élève à Dieu l’encens de son réveil.

Et voici, puisque les progrès de la Typographie le permettent, la musique de Modeste, à laquelle une expression délicieuse communiquait ce charme admiré dans les grands chanteurs, et qu’aucune typographie, fût-elle hiéroglyphique ou phonétique, ne pourra jamais rendre.

Allegretto.

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