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Soulevé des deux bras, 1897^ livres

8 — Soulevé d'une main, 987 livres.

9— Baril de sable et eau, de 433 livres, chargé sur l'épaule du bras droit, sans l'aide des genoux.

10. — Résister pendant 55 secondes contre quatre chevaux pesant 1200 livres chacun.

II — Jeté à deux bras, 347 livres.

Quelques-uns de ces records ont été mis en doute par des professionnels, cependant, comme tous ceux que nous avons cités, il ont été reproduits dans le Clipper Anmial de 1897 ^^ i^s n'ont jamais été attaqués publiquement.

Vers 1897, 01^ publia, aux Etats-Unis, qu'un nommé Patrick McCarthy de Saint-Louis, Mo., venait de s'adjuger deux records stupéfiants. Cet hercule inconnu avait, disâit-on, enlevé avec son dos, 6,370 livres; ensuite après s'être mis un fardeau de 2,700 livres sur les épaules, il avait monté un escalier de huit marches. Ces performances dépassaient tellement les bornes de la vraisemblance que Cyr s'en émut et voulut démontrer leur fausseté immédiatement. Il se rendit à Saint-Louis, bien résolu à provoquer le recordman américain, mais après plusieurs jours de re-

(1) Le record de J. W. Kennery, champion de la Police Oazette, était de 1200 livres.

cherches, Cyr revint bredouille, personne n'ayant pu lui fournir le plus mince renseignement sur le leveur de poids fantastique qui n'a existé — tous les athlètes s'accordent à le dire — que dans l'imagination de quel- ^que farceur yankee.

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Il est certain que Louis Cyr tient sa puissance prodigieuse de sa mère. Celle-ci se nommait Philomène Berger dit Véronneau et elle était issue d'une famille renommée pour sa force. Elle mesurait 5 pieds, 10 pouces de haut, et bien qu'elle fût plutôt maigre, elle pesait 245 livres. C'est vous dire que ses muscles et sa charpente osseuse n'étaient pas ordinaires. Beaucoup plus vigoureuse que son mari, elle prenait souvent sa place lorsqu'il fallait soulever un fardeau. Ainsi, quand le père Cyr arrivait du village avec un baril de farine, c'était sa femme qui prenait le baril dans ses bras et le montait au grenier. Plusieurs fois, on la vit déplacer, en les saisissant par les brancards, des charrettes à foin, très lourdes.

Pendant que son mari était aubergiste à Sainte- Cunégonde, ce qui eut lieu, je crois, après que Louis eut vendu son hôtellerie, il arriva, un soir, que cinq ou six individus voulurent faire du train. Le père Cyr essaya de les apaiser, mais ils ne voulurent rien en-

tendre; ils menaçaient même de lui faire un mauvais parti lorsque la mère Cyr s'avança. La terrible femme n'y alla pas de main morte. Elle empoigna les tapa-

piErre: cyr

geurs au hasard et, en une minute tous étaient dehors, ébahis d'avoir été si promptement expulsés d'un endroit où ils se croyaient maîtres.

Le frère de Louis, Pierre Cyr, qui demeurait à Saint-Hughes, était aussi un athlète remarquable pour son poids qui était de 154 livres. Vers 1885, au Parc Sohmer, il prit part à un championnat de force, catégorie des poids moyens, et il sortit vainqueur entre des concurrents tels que Poitevin, Miller, Robillard, Simard et Regimbai.

Madame Hébert, de Sainte-Hélène de Bagot, sœur de Louis et de Pierre, possédait une force exceptionnelle. Un seul fait le démontrera: elle enlevait avec facilité un sac de sel de 250 livres et le portait dans ses bras î

Emiliana, fille unique de Louis Cyr, a fait de Tathlétisme théâtral avec son père et sa mère, entre Tâge de six ans et de neuf ans. Elle obtenait alors un joli succès. Son numéro se composait des exercices suivants : soulevé d'un doigt, 125 livres; soulevé, des deux mains, 450 livres; jeté à droite, 60 livres. A neuf ans, elle dit adieu à la carrière pour entrer au couvent, puis ses études terminées, elle a épousé M. le docteur Aurnond.

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