UN CANDIDAT MAL REÇU
Un matin — nous étions à la veille d'une élection générale — je reçus la visite d'un notaire, vieux praticien établi dans un des comtés ruraux de notre district.
— Il faut que le parti me pousse, dit-il, cette année. 11 y ;i assez longtemps que je patiente, mon tour doit être arrivé!
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t descendu
— Avez-vous pose
je
votre candidature? lui demandai-
s-Pas encore, j'attends que le parti me choisisse.
— Quels sont les autres candidats en perspective?
— Il n'y en a pas.
— Eh bien, c'est tout simple alors, annoncez-vous; venez de l'avant; nous irons vous aider.
— Je peux pas venir de l'avant.
— Pourquoi donc?
— Eh ! . . . chaque fois que je me montre, ils me font des avanies. L'autre jour, j'ai essayé de parler à Saint-Ephrem ; j'avais pas fini de dire: "Messieurs les électeurs," qu'ils m'avaient déjà descendu du perron de l'église ! . . .