LES MÊMES, MADAME SAINT-HIPPOLTTE
ANATOLE
Ma chère amie , vous avez bien tort de recevoir tout le monde... Ce monsieur, l'ami de Leriche a très-mauvais ton. Il s'est permis, envers Duflos, des personnalités.... il nous a
persifflé». Au surplus, voyez... {Il lui donne la caricaturé).
MADAME SAINT-HIPPOLYTE
Mais c'est affreux.
ANATOLE
Les choses ne peuvent se passer ainsi... Duflos ne doit pas...
nUFLOS.
Certainement.
MADAME SAINT-HIPPOLTTE.
Comment y messieurs, chez moi, au miUeu d'un bal , c'est épouvantable.
LES PRJÉCÉDEJîrS, LERIGHE.
LERicHE {à madame Saint-Hippolyié).
Aurai-je, madame, l'honneur de walser avec vous?
MADAME SAINT-HIPPOLYTE
Je suis invitée... je vous laisse avec ces messieurs. ( Elle ^^ éloigne* )
LEBICHE.
Qu'avez-vous donc, papa Duflos?.... votre physionomie est toute renversée.. . Est-ce qu'on ne soupera pas ce soir ?
ANATOLE
Il s'agit bien de cela... Monsieur votre ami vient de nous manquer essentiellement.
niIFLOS.
Tenez, Leriche , je vous le dis, il est temps que cela finisse , je suis las de servir de plastron à tout le monde.
LERICHE.
Quelle* mauvaise tête! Voyons, de quoi est-il question? Mettez-moi au couinant.
ANATOLE
Voici comme on nous traite. (// lui présente la caricature.)
LERiCHE {souriant).
Elle est drôle... Vous m'étonnez; Charles est l'être le plus doux , le meilleur enfant de la terre, et vous, Duflos, vous qui avez la réputation d'un garçon sans fiel, sans méchan-
\^\>LC • • •
DUFLOS
Je ne puis souffrir.... {Il reprend la caricature des mains de Leriche et la déchire),
LERICHE.
Calmez-vous, mon cher, je vous en prie..-.
Je vois ce que c'est. Vous êtes parfois un peu caustique, l'ami Duflos... Monsieur Anatole, vous n'avez pas de mesure dans vos persifflages. Vous aurez tourné en ridicule le nouveau
venu, il vous aura répondu , c'est tout simple; il vous faut une réparation , rien de mieux ; mais ce n'est pas dans une maison aussi respectable que de pareils débats doivent avoir lieu. A demain.