‹ Scènes populaires dessinées à la plumeChapitre 45 sur 46 · TOUTES LES VOISINES · texte numérisé non relu

TOUTES LES VOISINES

MADAME BADOULARD.

Tenez, monsieur, voilà votre congé en t>Oi?ne forme; vous allez avoir à vous en aller, et promptement.

i64 LA VICTIME

TH^ODOR£

Pas possible; ça d' peut pas être ! comment f

Le père Lasserre , le plus brave homme de la

terre.

( M. Lasserre j stupéfait ^ laisse tomber

à terre sa caisse et ses capucines.)

MADAME POTAIN, à Oljmpe.

Vous voyez s'ils se soutiennent, { Olympe pleure. )

THÉODORE

Eh ben! qu'est-ce que vous avez donc, mademoiselle Olympe? ça vous fait de la peine , n'est-ce pas?

OLYMPE

Laissez-moi, monsieur!.... c'est abominable!

THÉODORE

Certainement, que c'est abominable!

OLTMPK,

Vous êtes un monstre!

DU COBMDOR. :i65

THEODORE

Qui ça , moi ?

olympe!.

Oui, vousî.k. vous vous éîitëndez ensemble.

Entendons pourquoi?

MADAME BADOULARD.

Allons , monsieur Théodore , il faut s'expliquer ; nous sommes ici etitre nous , quelles sont vos intentions?

THIÉODORE.

Je vous Ids ai dites ce matin mes intentions; je veux me marier.

MADAME BADOULARD.

Je veux.... je veux.... Je n* veui paà, moi !... Où sont vos papiers de famiUe?

THIÉODORE.

Mes papiers? tenez, mes papiers.... je les ai

a66 LA VICTIME

justement.... M. Ghamoiseau, mon bourgeois^ me les a remis mes papiers.... les voilà, mes papiers.... Lisez-les , vous , madame Potain. . .

MADABIE POTAm.

Ça ne me regarde pas , monsieur, je ne nae mêle jamais de ce qui ne me regarde pas....

THÉODORE

Lisez toujours, allez.

Lisez.... lisez.... mame Potain.

MADAME POTAIIC Ut.

a L'an mil huit.... etc.... est comparu devant nous le sieur Jean-Stanislas- Eugène Beaudessous et.... Eustache - Philibert Lasserre, demeurant à Saint -Amand.... x> Ah! ciel! je me meurs.

ÇElk tombe dans les bras des voisines.)

THiÊOBORE continue.

Ah! mon Dieu!... « Et Georgette-Séraphine Bidois.... »

M. LASSERRE

Bidois!... Ah! Seigneur, Dieu!

THEODORE

« Lesquels se sont déclarés père et mère de l'enfant. Théodore Bidois. »

MADAME POTAIK.,

Ah ! ciel!. .. qui aurait pu s'attendre ?... Viens, Théodore ; viens , mon ami !

THÉODORE

Ah! ben ! ah! voilà d'une sévère!

MADAME POTAIK.

Viens, mon cher fils..,. Oui, mesdames, oui, vous me voyez la plus heureuse des mères, des épouses.... Ah! monsieur Saint- Amand, vous m'êtes donc rendu!

a68 LA VICTIME DU CORRIDOR.

M. L4SSBIiR£.

Moi j madame ! je ne suis pas lié.

MADAME POTAIN

Tai votre parole.... vous êtes son père , je suis sa mère.... Olympe, viens, ma fille, embrasse ton père.... Tout, désormais, doit être oublié entre nous , cher Saint-Amand.

M. LASSERRE

Je ne sais encore où j'cti suis.... Tous les jours se suivent et ne se ressemblent pas , heureusement , car je sens bien que je n'y pourrais^ pas tenir.

Page 1