LE DOCTEUR, MADAME BERGEUET, LA VOISINE
MADAME bergeret. — Qu'est-ce que vous en dites, M. Cha-
pellier, de Monsieur ?
le docteur. — Vous m'enverrez chercher s'il avait une
crise ce soir.
Madame dergeret. — Vous n'en attendez pas grand'chose ,
pas vrai, M. Chapellier?
LE docteur. — C'est un oiseau pour le chat *. madame rergeret. — Prenez garde en vous en allant ,
M. Chapellier, il y a un pas... Bien, c'est ça, prenez la
rampe... Vot' servante, M. Chapellier. (Elle ferme la
porte du carré.) LA voisine. — Je ne sais plus c'qu'il m'a dit de faire. madame bergeret. — Il vous a cependant dit assez d'ehoses...
Comme il parle c't'homme-là, n'y a pas à dire, c'est comme
un livre ! Il n'a c'pendant pas la tète ben grosse , eh ben !
que d'esprit qu'il y a dedans !
la voisine. — Je m'ereuse la mienne , je n'me rappelle de
rien , mais de rien du tout. Allons , j'verrai quand y reviendra.
madame bergeret. — A vot' service , marne Madou. la voisine. — En vous r'merciant, marne Bergeret. (Elle
sort.) madame bergeret. — Il faudrait cependant bien que je m'-
mette à déjeuner, je n'peux pas non plus mourir de faim.
Où est-ce qu'est la pelle ? faut aller me chercher un peu
d'feu chez la voisine pour mon fourneau !
* Historique.
ii. malade, <l( son lit. — Madame Bergeret \ madame bergeret. — Qu'est-ce que vous avez encore à crier après moi?
il malade. — Voulez-vous venir, s'il vous plaît ? MADAME BERGERET. — 11) instant.
le malade. — Madame Bergeret !
Madame REKGERET. — J'y vas , vilain tourment!
LA CHAMBRE A COUCHER