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SCÈNE XXXVIII

LES PRÉCÉDENTS, DAMICOURT.

damicourt. (Il a son chapeau et sa canne à la main.)

— Bonjour, messieurs. Eh bien! Franchet, tu n'es donc

pas prêt?

franchet. — Si, dans cinq minutes. (Continuation de ta

promenade de M. Cardouin.) DESROCHES. — Bonjour, Damicourt; et ta femme? damicourt. — Merci, elle se porte bien. Tu n'es pas encore

allé à Franconi ?

INTÉRIEURS DE BUREAI \. 299

desroches. — l'as encore; mais j'irai ; Franchet m'en a dit trop do bien pour ne pas \ aller.

DAMICOURT. — Ah! c'est à voir, en vérité !

desroches. — J'aime bien les Franconi, moi; ce sont des patriotes éprouvés.

damicourt. — Eh bien ! monsieur Doutremer, vous boudez donc aujourd'hui? vous ne nous dites rien.

M. doutremer. — Bonjour, monsieur Damicourl.

DAMICOURT. — Vous avez la physionomie toute renversée.

m. DOUTREMER. — Cependant je n'ai rien.

DAMicouRT. — Et monsieur Riffé, comment se porte-t-il?

M. riffé. — C'est bien heureux ; je croyais que vous ne diriez rien aujourd'hui ?

damicourt. — Je ne vous voyais pas; vous êtes enterré dans votre garde -vue.

M. riffé. — Et votre femme?

damicourt. — .Merci ; elle va assez bien.

If. riffé. — On ne vous voit plus là-bas.

damicourt. — Oui, c'est vrai; j'ai été un peu enrhumé tous ces jours-ci. {Continuation de la promenade de M. Cardouin.)

franchet. — Pourquoi ne portes-tu pas des socques?

M. riffé. — Oui, ce sont de belles inventions, vos socques, pour se casser le cou. On tombe bien sans ça.

damicourt. — J'en porterai cependant l'hiver prochain ; car je suis trop sujet aux rhumes de cerveau. {M. Cardouin brosse son chapeau après avoir relire ses manches de loi/' .

desroches. — .Moi, je ne porterai jamais de socques; je n'aime pas les entraves.

damicourt. — Oui , cela contrarierait tes idées d'indépendance. Et la compagnie est-elle toujours bien belle? ' m;hes. — il faudra la venir voir au printemps ; peut-être

300 M'KNKS l'OPl LAJRLS.

aurons-nous l'autorisalion de porter le pantalon garance, connue la ligne.

DAHIGOCRT. — A la bonne heure. (M. Cardouin se dirige

vers la porte.) niiSROt'.HES. — M. Cardouin, je vous fais mes adieux. M. CARDOUIN, la main sur le boulon de la porte. — Et

moi aussi, monsieur, avec le plus grand plaisir. (Il sort.)

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