SCÈNE XII
LES MÊMES, LA BONNE, UN CAPORAL suivi de quatre hommes , VOISINS ET VOISINES.
la bonne. — Par ici, par ici, tenez, les v'ià , tous les tambours , nous allons rire.
M. parent. — Caporal ! emparez-vous de ces messieurs.
madame parent, se jetant au cou d'un voisin. — Ah! monsieur Second , ils veulent m'emmener mon mari.
madame devaux. — N'ayez donc pas peur, chère ange, ils n'en ont pas la moindre idée.
M. parent. ■ — Calme-toi , Mélanie ; je t'en prie en grâce , conserve ton sang-froid.
l'enfant. — Petit papa !
madame PARENT, se précipitant au cou d'un autre voisin. — Ils vont emmener mon mari , monsieur Desnoyers !
LA CAPORAL. — Allons, VOyOlîS, flloilS.
PREMIER tambour. — Caporal... c'est une bêtise...
LE CAPORAL. — Vous expliquerez ça au poste.
deuxième tambour. — Caporal, c'est par rapport à un camarade qui s'est trouvé bu, caporal, il est bu.
madame parent. — Et dire qu'enrhumé comme il l'est , il est sans culotte. Mon Dieu ! mon Dieu ! manie Devaux, que je suis malheureuse !
madame devaux. — Mon Dieu ! vous n'êtes guère raisonnable non plus.
madame parent. — Je suis bien à plaindre, monsieur Desuoyers !
M. parext. — Caporal , entraînez-moi tous ces gens-là au roi ps-de-garde.
premier tambour. — Major, ce que vous faites là n'est guère
délicat.
MADAME PARENT. — Passe donc ta culotte, monsieur Pa-
renl, enrhumé comme tu Tes.
MADAME DEVAUX. — Vous P étourdissez , chère amie, vous le
ferez tourner en bourrique, le pauvre cher homme. M. parent. — Caporal, faites votre devoir. QUATRIÈME TAMBOUR (sortant de sa rêverie). — Veux
voir Camion.
M. parent. — Messieurs , remplissez votre mandat, je vous
rejoins dans l'instant.
H m>\me parent. — Oui , messieurs, le temps de mettre un
pantalon.