M. PARENT, MADAME PARENT, MADAME DE VAUX , L'ENFANT, LA BONNE
madame devaux. — Heureusement que, tant de tués que de
blessés, il n'y a personne de mort.
M. parent. — On n'a jamais vu pousser aussi loin l'oubli des
convenances.
madame parent. — Quant à moi, je ne me remettrai que
quand tu auras passé ta culotte.
madame devaux. — A votre place, je me serais contentée
d'en rire.
H. parent. — Comment! madame, j'étais monté à un tel
point que, si j'avais eu une arme sous la main !.... madami: DEVAUX. — En voilà assez, n'en parlons plus; nous
dînons tantôt à la maison, c'est convenu. madame parent. — Non, vraiment, madame Devaux, nous
avons tant de choses à faire d'ici là... Ton pantalon, monsieur Parent.
madame devaux. — Est-ce que bous n'en sommes pas tous
logés à la même enseigne? Allons, voyons, polit père, décidons-nous.
M. parent. — Et celle maudite affaire qui vient à la traverse. . .
madame parent. — Vous ne l'avancerez pas tant que votre culotte ne sera pas mise.
madame devaux. — Ce sera sans cérémonies , je vous en préviens ; c'est seulement pour dire : Nous commençons l'année ensemble; nous ne serons qu'entre nous, les Dubouloz et vous , pas davantage. Sur ce , je vous tire ma révérence.
M. parent. — Nous ne promettons rien, madame.
madame devaux. — Ta, ta, ta, ta, faut que ça soit.
madame parent. — Vous faites de nous ce que vous voulez, c'est bien le cas de dire.
l'enfant. — Adieu, Vaux-Vaux.
madame devaux. — Adieu, trésor adoré... Tiens, croquemoi ce beau bonbon-là, pour avoir été trésor comme tu L'es, agneau chéri. Sans adieu , les petits voisins, je me sauve