LA BONNE, L'ENFANT, M. TRÉMIAUD
si. trémiaud. — Si vous n'êtes pas contents cette fois-ci ,
tant pis, je ne retourne plus, j'en suis bien fâché, avec vos
quatre étages.
l'enfant. — Bonjour, monsieur Trémiaud.
m. trémiaud. — Bonjour, capitaine; viens, que je te mange
les deux joues !
l'enfant. — Vous souhaite une bonne année , monsieur
Trémiaud.
M. trémiaud. — Bien obligé , mon garçon. l'enfant. — Et une parfaite santé.
M. trémiaud. — Et son papa ? Tiens, mon petit homme. (//
lui remet (es boîtes de joujoux.) LA bonne. — Il est sorti , son papa , il n'y a qu'un instant ;
vous ne l'avez pas rencontré?
M. trémiai d. — Non.
l'enfant. — Oh ! c'est des bergeries , dis donc , Célesline,
des i/ertjeries.
la bonne. — Tu dois en être bien aise , toi qui les aimes tant.
l'enfant. — J'aime mieux les petits (tonhommes de plomb. M. TRÉMIAUD. — Eh bien! dis donc , je te ranci cie , nion garçon.
LA BONNE. — T>s poli , avec le monde.
L'ENFANT. — Oui, j'aime mieux les petits bonlwm-mcs de plomb !
LA BONNE. — Faut pas m'avaler pour ça... Tenez, monsieur Trémiaud, comme il est en colère ! c'est beau, un premier de l'an, n'est-ce pas '.'
M. trémiaud. — Le vérificateur est-il revenu?
LA BONNE. — Qui ça, le vérificateur?
M. trémiaud. — Ce petit bonhomme qui t'a laissé sa carie.
LA BONNE. — Non, je ne l'ai pas revu.
M. trémiaud. — Figure-toi qu'il est vérificateur comme moi , ce petit bonhomme-là... Eh ben ! puisqu'il n'y a personne , je m'en vas.
la bonne. — Dis donc, avec tout ça, t'es encore à remercier M. Trémiaud.
l'entant. — Merci , monsieur Trémiaud.
LA bonne. — C'est pas malheureux. Dis z'y adieu , à M. Trémiaud.
M. trémiaud. — Adieu , capitaine.
i.'i m a nt. — Adieu.
LA BONNE. — Adieu qui .' malhonnête.
l'enfant. — Adie.i , monsieur Polichinelle.
LA BONNE. — Oli ! le vilain ! li ! que c'est laid de rire comme ça au nez des personnes.
M. TRÉMIAUD. — Jl ne rira pas plus jeune; adieu tout le monde, bonjour et bon an.
NE NVII.