SCÈNE SX. v
LA BONNE, L'ENFANT, M. PARENT, puis MADAME PARENT.
M. PARENT. — Je suis sorti sans mouchoir.
madame parent. — J'en étais sûre... Je vous ai cependant
bien demandé si c'est que vous n'oubliez rien. l'enfant. — Petit père, il oublie toujours quelque chose. madame PARENT. — Voyez, Célestine, sur la commode de ma
chambre, si c'est qu'il n'y aurait pas un mouchoir de poche.
à monsieur.
la ronne. — Oui, madame.
MADAME PARENT. — Un mouchoir de couleur. M. parent. — J'ai avec ça le nez comme un fleuve! MADAME PARENT. — Sers-toi du mien en attendant. Je crois
bien, enrhumé comme tu l'es, rester toute une matinée les
jambes à l'air...
LA ronne. — Madame, je ne trouve pas de mouchoir sur la
commode.
M. PARENT. — Je ne viendrai pas à bout de faire une seule
visite aujourd'hui, c'est positif.
MADAME PARENT. — Vous n'avez jamais rien su trouver, cela
ne m'étonne pas. (Elle sort.) L'enfant. — Papa, vont- ils revenir les militaires? M. parent. — Je ne le suppose pas, mon petit homme. MADAME PARENT, revenant. — Le voici le mouchoir qui
était introuvable. As-tu à présent tout ce qu'il te faut,
n'oublies-tu rien encore?
M. PARENT. — Je crois que oui.
MADAME parent. — Surtout, crois-moi, une fois dans ta vie,
pas de faiblesse à l'égard de ces vilains tambours. M. PARENT. — Sois tranquille, je sévh'ai. MADAME PARENT. — Et tu feras bien , parce que , \ois-Ul ,
entre nous, madame Devaux est une bien bonne femme... la bonne. — Oh ! oui, qu'elle est bonne... madame parent. — Taisez-vous , mademoiselle , on ne vous
parle pas... C'est précisément parce qu'elle est trop bonne,
madame Devaux, que tout le inonde lui mange la laine sur
le dos, il ne faut pas ça. (On frappe.) Allez donc \oir
qui est-ce qui frappe à la porte; c'est suis doute un commissionnaire. Passe par la cuisine, monsieur Parent, de pour de surprise.
SCÈJSE XXL