SCÈNE
LES MÊMES, GUSTAVE SAl \\l\ , PYRAME.
GUSTAVE. — Bonjour, maman; bonjour, mesdames.
MADAME SAURIN. — Bonjour, mon (ils.
GUSTAVE. — Maman, papa n'est pas ici?
madame saurin. — Il est sorti , ton pape. As-tu quelque
chose à lui dire?
GUSTAVE. — Oui , maman; c'est que le propriétaire où nous
allons ne veut pas d'enfants.
madame saurin. — Pas d'enfants?
madame bachelier. — Pas d'enfants dans sa maison ! Gustave. — Ni enl'anl ni chien.
m \dame r.wi.uiT. — Oh ! le vilain homme. GUSTAVE; — Ni aucune bète, ni rien, pas d'animaux. madame 841 Bix. — \< ilù qui c>l plaisant, par exemple!
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madame LANGLET. — On n'a de la \ ie vu chose pareille! MADEMOISELLE OLYMPE. — Il en ot de même dans la maison
de madame Tregoët.
MADAME SA1 BIN. — Gomment t'a-t-il annoncé cela?
<,! m we. — Il m'a dii que le portier avait dû le dire. MADAME SADRIN. — Jl a menti! le portier ne m'en a pas
soufflé mot : et c'est an moment où nous entrons dans son
appartement qu'il 1 è \ « un lièvre pareil ! MADAME BACHELIER. — A votre place je n'irais pas; il ne
manque pas de logements dans Paris.
MADAME LANGLET. — Ksl-ce (pie celui-ci est loué? MADAME SADRIN. — Mais certainement, madame; c'est connue
un fait exprès, je l'ai promis à la personne qui doit le prendre aujourd'hui même. Je ne sais, en vérité, pas comment
soi tir de là ! Et ton père qui n'y est pas! MADAME BACHELIER. — A votre place, je ne sacrifierais pas
mes animaux.
madame SAUR1N. — Ce n'est pas non plus mon intention, je
vous prie de le croire.
madame r.ACHELiER. — D'autant que votre chien n'est pas
jeune.
(,i STAVE. — Il a aussi défendu au porteur d'eau de monter
passé Imit heures.
mademoiselle -olympe. — C'est une véritable inquisition. MADAME BACHELIER. — Si j'étais que de vous, je n'en ferais
ni une ni deux; je m'en irais chez le juge de paix. M LDAME s \( BIN. — < i - choses-là in'ané;mtissent à un point...
je n'ai plu» la moindre énergie !
MADAME LANGLET. — Dans ces cas-là , il faut prendre son
coin au ■ .1 lieux mains.
madame sadrin. — Quand je vous disais, ce matin, madame
Bachelier, que, de sa \ie, mon mari n'avait su prendre une
détermination !
MADAME LANGLET. — M. Langlet n'est pas comme ça.
•jo>. SCÈNES POPULAIRES.
mademoiselle olympe. — Je to demande bien pardon, maman, tu sais bien que mon père ne veut jamais se mêler de rien non plus.
madame BACHELIER. — Je ne sais, mais il me semble que si j'étais homme...
madame saur in. — Ah ! voilà Clémence.