‹ Scènes populairesChapitre 173 sur 201 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

MADAME SALJR1X, MADAME BACHELIER, MADEMOI- SELLE OLYMPE LANGLET, MADAME LANGLET.

madame saurin". — Cette fille est d'une curiosité dont rien n'approche!

madame bachelier. — Elles sont toutes les mêmes.

mademoiselle oi.i Mi'E. — Avez-vous un joli salon ?

MADAME sal'rin. — Assez bien. Mous le sacrifions; j'en fais le cabinet de M. Saurin. Oh! nous sommes encore bien petitement, relativement au prix. Nous avons deux pièces de plus pour mes enfants, et la cuisine sous la même clef.

MADAME cachelier. — C'est un grand avantage.

MADEMOISELLE olvmpe. — Je regrette bien que vous n'ayez pas vu l'appartement de madame Claret.

madame langlet. — Il serait, je pense, bien petit pour madame.

mademoiselle OLYMPE. — Je te demande bien pardon, ma-

Il Dl Ml YU.I.MLM. 359

man : d'après ce gue vienl de dire madame, il n'est pas beaucoup plus pelil que celui quille va occuper.

m \d\ml s vi i:i\. — Ce gui m'a le plus séduit . dans n- nouveau logemenl . c'< si sa vue ei sa position.

IIADEMOISELLl OLYMPE. — Dans quelle jyp ., madame?

MADAME s vi r.IV — Hue des l-'ossés-Monlmai ti e.

MADEMOIS1 il l OLYMPE. — VOUS aurez le bjeuU des voilures.

MADAME BACHELIER. — On finit par s'v faire.

MADAME i vM.i.i.T. — Nous avons des personnes qui ne le peuvent jamais.

y \Di MOIS] I II: QLYMPJS. — .le suis de ers personnes-là. Ouaiid nous allons passer la journée chez mon frère, ce qui nous arrive rarement, je ne puis rester si les fenêtres ne sont pas fri'iiM

MADAME >vi r.ix. — .Moi , cela ne me fait rien.

MADEMOISELLE OLYMPE. — Je trouve, eu général, votre appartement hors de prix.

MADAME SACR1N. — d'est encore un de ceux qui m'ont paru le moins chers.

Madame BACHELIER. — Si cela continue, (-11 ne pourra bientôt plus trouver il se log

madame s. vt Kix. — Nous ne serons pas très-éloignés de vous, je crois, mesdames?

MADAME LANGLET. — Non, madame, en suivant les boulevards...

MADEMOISELLE OLYMPE. — Je te demande biep pardon, maman, c'est le plus Idii^,'.

MADAME SA1 BIN. —Je ne sais si VOUS n'auriez, pas plus court par les quais, (."est ?0US, mesdames,, gui avez mi bien beau local !

MADEMOISELLE OLYMPE. — Comme cela, madame ; nous n'v

tenons autant, que parce que mon père se trouve au centre de ses affaires; sans cela il 5 a long-temps que nous l'aurions abandonné.

madame saurin. — Vous avez un propriélaiic qui a l'air si aimable !

mademoiselle olympe. — C'est un monsieur forl commun; sa femme, plus commune encore-., passe sa vie à S'informer de ce qui se l'ail chez les locataires.

madame bachelier. — Voilà une chose qui me ferait déserter le plus beau logement du monde.

MADEMOISELLE OLYMPE. — C'est odieux !

Madame saurin. — Je l'ai vue , cette dame; elle m'a paru assez bien élevée.

madame langlet. — C'cstTa Glle d'un boucher.

mademoiselle olympe. — Je te demande bien pardon, maman, il ne l'est plus.

madame saurin. — Ont-ils soin de leur maison, encore?

madame langlet. — .Moins que personne ; elle nous tombera un beau jour sur les épaules; quant à ça, je m'y attends.

Page 1