SCÈNE XIII
LES MÊMES, UN COMMISSIONNAIRE (avec des effets sur .son crochet).
MADAME sait, in. — Qui est là? Voyez, mademoiselle, toutes l> s portes sont ouvertes; on arrive i< i comme dans la rue.
clémence, au commissionnaire. — Qu'est-ce que vous demandez?
LE commissionnaire. — Je m'cus pour l'emménagement
MADAME SAURIN. — C'est ce que je redoutais! Me voilà à présent à la porte de chez moi !
370 SCENES POPl'LAIRES.
CLÉMENCE. — Vous n'êtes pas à la porto, puisque vous avez un logement d'arrêté.
MADAME SADBIN. — Je n'y mettrai de la ue les pieds , dans votre logement, tel arrêté qu'il soit!
MADAME bachelier. — Il faudrait pourtant se faire une raison.
madame SAURIN. — Il est de ces moments, madame Bachelier, où il vous semble que vous avez trop vécu.
MADAME BACHELIER. — Oh! quelle idée!
madame SAURIN. — 11 y a de ces moments-là dans la vie !
MADAME BACHELIER. — Il faut penser que ce n'est qu'une contrariété,
madame sai RIN. — C'est que je pars d'un principe : ce n'est pas seulement cet appartement qui me cause des chagrins, c'est l'abandon où me jette M. Saurin, c'est son profond égoïsme!
madame bachelier. — Vous devriez y être faite , depuis le temps.
madame saurin. — On se fait vite au bien, madame Bachelier ; jamais au mal. (A Clémence. ) Mademoiselle , je voudrais bien que vous puissiez veiller à ce que fait le commissionnaire dans la pièce èi côté; nous avons encore ici quantité d'objets
clémence. — Y a pas de danger , madame ; y a plus rien dans cette chambre 41] tenez; du reste, le v'ià qui s'en va.
madame saurin, au commissionnaire. — Allez-vous continuer votre emménagement, monsieur?
le commissionnaire. — J 'crois ben ! puisqu'ils comptent coucher ce soir ici, les autres. (Il sort.)
HADAME SAURIN. — Vous l'entendez, madame Bachelier, c'est positif. (A Gustave.) Il faut que lu me trouves ton père, mou ami, il le faut absolument.
GUSTAVE. — Oui, maman.
LE DÉMÉNAGEMI NT. 371
madame saurin. — Va chez ton oiulf ; peui-être j sna-i-il.
Gl - : w B. — Oui, niaiii.m.
MADAME SAURIN. — Laisse l'yianic avec moi. (A l'y rame.) Pauti lic/i l'un', .lime la t'il mattelesse à an maman ' . (Gustave sort.)