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SCÈNE XVI

MADAME SAI RIN, M. SAI UI\, MADAME BACHELIER. madame saurin. — Cette fille me manque à la journée , et

cela grâce à vous, monsieur! Vous saurez donc, entre autres choses, que,. dans notre nouvelle maison, le portier se couche à dix heures précises.

saurin. — Tu sais, quant à cela, que j'ai toujours aimé à

rentrer de bonne heure.

madame saurin. — Cependant s'il m'arrive d'aller passer la

soirée quelque part, ou bien au spectacle? SAURIN. — Je crois que, comme tous les portiers, en les prévenant d'avance, les jours où tu voudras t'aller promener... Madame saurin. — C'est cela ! leur demander la permission, n'est-ce pas ? Jamais je ne m'assujettirai à cela, allons donc ! saurin. — Nous n'avons alors qu'une seule chose à faire,

c'est de rester ici.

madame sauiun. — Cela ne se peut plus , à présent. Cet appartement est loué, on va venir; on a déjà apporté quantité de choses.

saurin. — Tu m'en diras tant ! Quant à l'autre, je me serais fait volontiers à l'idée de n'y pas aller, je n'ai pas l'honneur de le connaître.

madame saurin. — Parce que vous n'avez pas voulu. SAURIN. — C'est tout au plus si je sais où il est. Mais à propos , cela ne t'étonne pas un peu , madame Saurin , le mariage, de la petite Darbois avec son apothicaire? madame SAURtN. — J'ai bien à m'occuper d'autre chose que

du mariage des apothicaires. Grands dieux ! saurin. — C'est un joli parti.

madame saurin. — Mais, monsieur Saurin , je vous en conjure, allez donc chez ce propriétaire !

SAURIN. — Je ne demande pas mieux; où demeure-t-il? madame saurin. — J'ai là des adresses. .. tenez, en voici une. saurin. — Ah ! c'est rue des Fossés-Montmartre ? madame saurin. — Je vous l'ai dit cent fois. SAURIN. — C'est possible, je ne me le rappelais plus. Eh bien ! j'y vais. Bonjour, ma voisine.

Li: DÉMÉNAGEM1 M. S7S

MADAME BACBELIEB. — Bonjour, mon voisin. SCÈNE Mil.

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