SCENE XVIII
LES MÊMES, CLÉMENCE
CLÉMENCE. — La voiture de déménagement des autres est
en bas.
MADAME SAURIN. — Ah ! \oiis voilà, mademoiselle? Avez-vous
vu monsieur.' CLEMENCE. — Oui, madame, je l'ai vu. Il était en pourparler
avec le propriétaire.
37fl SCENES POPULAIRES.
MADAME SAURIN. — Lequel?
CLÉMENCE, — Celui que nous entrons.
madame SAURIN. — Où vous pourrez entrer, mais où je n'entrerai pas.
clémence. — Enfin, madame, je l'ai vu avec.
madame saurin. — Ils sont dans une grande discussion , sans doute ?
clémence. — Au contraire.
madame SAURIN. — Et comment cela ? parlez, voyons, avait-il l'air de causer de nos affaires?
clémence. — Non , madame, il avait l'air comme de se rafraîchir.
madame saurin. — C'est bien de lui ! Et il a eu le front de se rafraîchir chez un mal appris, chez un goujat! et il ne lui disait rien, il se rafraîchissait !
clémence. — Si fait, madame , il lui disait... qu'est-ce qu'il lui disait donc déjà?... il lui parlait d'un monsieur... monsieur... je l'ai sur le bout de la langue... monsieur... c'était pour un mariage... monsieur...
madame saurin. — M. Darbois ?
clémence. — Darbois! oui, madame, M. Darbois.
madame saurin. — Décidément, il n'a plus que ce mariage d'apothicaire en tète ! Avez-vous jamais vu ! au lieu de parler de ses affaires... En savez-vous plus long?
clémence. — Non, madame, v'Ià tout.