LES MÊMES, M. SAURIN
MADAME saurin. — Vous voilà, monsieur? Vous ètes-vous
bien rafraîchi chez votre nouveau propriétaire? vous sentezvous mieux que tantôt ?
saurin. — Sais-tu que c'est un très-bon garçon , que ce
Boude t ?
madame saurin. — Qu'est-ce encore que ce nouveau nom ,
que vous avez été ramasser là ?
saurin. — Celui du propriétaire , un jeune homme chai niant. madame saurin. — Vous appelez ça un jeune homme? Je le
veux bien. Et que vous a-t-il dit, cet Olibrius? saurin. — Nous avons partagé le différend par la moitié ;
nous gardons les oiseaux , plus un chat. madame saurin. — C'est ainsi que vous arrangez les choses? saurin. — Si tu trouves à les mieux arranger , charge-t'en.
Pyrame et le Prince-Noir, ton chat, le père de l'autre,
iront...
madame saurin. — Jamais!
saurin. — Us iront où tu voudras, chez ta sœur, n'importe
où , mais ne nous suivront pas.
madame saurin. — Jamais je n'y mettrai les pieds, dans
votre maudit appartement!
saurin. — Nous avons un hôtel garni vis-à-vis nos fenêtres;
vois à les y installer.
madame saurin. — Vous n'avez jamais rim aimé.