LE DÉMÉNAGEMENT
saurin. — Pardon, chère amie, pardon.
madame bach] 1 1ER. — Voyons, madame Saurin, laissez aller le>> choses; patientez, croyez-moi.
madame saurin. — ( ie n'esl p.is pour la chose en elle-même, c'esl pour le procédé. Pyrame, venez ici! Pauvre ami! baisez maitelesse. Non, tenez, vraiment, madame Bachelier, ce que l'on me demande esl au-dessus de mes forces.
UN COMMISSIONNAIRE. — Excusez, que je passe.
madame saurin. — Prenez donc garde à ce que vous faites, maladroit ! Vous m'avez heurtée,
clémence. • — .'\lai->. madame, nous n'avons pins rien ici; la cuisinière a fini d'emporter le reste; vous n'avez seulement plus de quoi \ous asseoir.
SAURIN. — Eh bien ! madame Saurin, que décides-tu?
madame saurin. — C'est bien, monsieur Saurin, c'est trèsbien, vous serez satisfail ! Je vous suis dans votre maudite baraque! je cède a la violence; mais ne comptez pas m'y retenir: dans trois mois je déménage.
SA1 iu\. — Dans trois mois?... ce sera comme pour celui-ci, Aau^ vingt-sepl ans.