LES GIROUETTES
PERSONNAGES
M. 1)1 KOY.
LE PÈRE BONTEMS, LA MERE \i m; Y.
LE M Ali KC il IL.
MADEMOISELLE GUIMABD.
Il PÈRE BOiNTEMS, M. Dl KO Y.
le père BONTEMS. — Vous direz ce (|iie fous voudrez, monsieur Dufoy, mais c'est fichu, j 'sommes point hureux depuis que j'ous fait c'ie dernière révolution ilà.
m. dufoy. — D'abord, permettez , père Bontems, vous vous donnez là des gants pour une chose à laquelle vous n'avez nullement participé. Dieu merci.
LE PÈRE BONTEMS. — Si e'étiont pour ça que vous remerciez l'bon Dieu, moi point. Le pauvre cher homme, il étiont là dedans pour rien, ce qui n'empêche qu'il aviont dit, les ceux qui y étiont, qu'il y aviont rien de plus biau et d'plus gentil que c'te révolution ilà.
m. ddfot. — Et vous êtes, dites-vous, malheureux depuis cette époque '.'
LE PÈRE BONTEMS. ■ — J'ons point (iit que nous étions mttlhureux, j'ons «lit point hureux. Faut point me faire dire des paroles que j'ons point proférées. Je répétons ce que j'ons dit , que c'étiom une belle chose qui z'ont abîmée; j'avons peut-être tort de dire qu'ils l'ont abîmée, not' révolution !
M. LU KOY. — Ne nous fâchons pas, je VOUS eu conjure.
le père bontems. — Dam ! j'ons-t-il jamais payé dans aucun
temps autant comme je payons ?