‹ Scènes populairesChapitre 199 sur 201 · LE PERE BONTEMS, M. DUFOY, LE MARÉCHAL · texte numérisé non relu

LE PERE BONTEMS, M. DUFOY, LE MARÉCHAL

M. DUFOY. — Voyons, père Bontems, de quoi s'agit-il, qu'a- \ez-vous?

le père BONTEMS. — J'ons que j'ons été enfoncé par vol' Faucbeux ; j 'sommes ben revenu sus son compte, marchez.

LE MARÉCHAL. — Il étionl un bomme , c'Faucheux-là , qui vous promettront tout pour avoir des voix ; une fois qu'il les ont évues, y sTichont autant de nous tous, comme de rien du loul.

le PÈRE BONTI MS. - I a même chose.

m. dltoy. — Ce que unis me dites là m'étonne, père Bontems, surtout d'après notre conversation de tantôt.

LE PÈRE BONTEMS. Il ni'awonl point fé à ce malin c'qui m'aviont fé à c'te remontée.

M. DUFOY. — C'est donc bien fort ce qu'il vous a fait?

LES GIROI ETTES 401

LE PERI BONTEMS. le n»' la fcriont point à oot' plus grand ennemi, la sotlise (|iii m'ont lé.

LE MARÉCHAL. Kr à nié... Combé qu'j ne m'en aviont -t*\ point fé dis belles promesses : que j'étions un bomme h part; qu'il allionl m'faire avoir la croix d'honneur, comme quoi pavions été au 9' dragons : que j'allions ferrer (sauf \ot' respect) toutes les bêtes du pays; enfin, si j'vous disions tout ce qui n'm'aviont point promis, je resterions ici, à e'ie place ità. jusqu'à demain.

M. DUFOY. — Pardon: il commence à se faire tard, vous ne paraisse/, pis disposés à me mettre au courant de sitôt, je vous souhaite bien le bonjour.

m PÈRE BONTEMS, /< retenant. — Vous n'a point besoin de vous en aller de si d'heure; j 'allons faire venir queui 'chose ilà.

M. DUFOY. — Bien obligé: je ne prends jamais rien entre mes repas.

LE PÈRE BONTEHS. — Comme vous voudrez. . . Dite; donc, monsieur Dufoy ?

M. DUFOY. — Eh bien.'

Page 1