SCÈNE V
LES PRÉCÉDENTS, MADAME DE LUCY
MADAME DE LUCY. — il ne fait pas clair ici... Bonsoir,* Zoé...
bonsoir, Alphonse... Tu es mise comme un ange, ma chère.'
MADAME DESPANS. — Tu aimes cotte robe?
MADAME DE LDCY. — Bien distinguée... Mais, Duflos, voyez donc , il ne fait pas clair ici.
Dl nos. — Je viens d'envoyer François à la maison chercher les lampes de la chambre à coucher.
MADAME DE LDCY. — Toujours au dernier moment... Voyons, Anatole , je vous en prie, ne fumez pas.
ANATOLE. — Une cigarette?
madame DE LDCY. — Non, je ne veux pas, c'est insupportable! L'autre jour, chez madame Saint-Firmin , c'était à n'y pas tenir.
MADAME DESPANS. — Aujourd'hui, on fume partout.
madame DE LDCY. — Tu n'es pas venue chez madame Saint- Firmin?
m IDAME despans. — Nous ne nous voyons plus.
madame DE LDCY. — J'ai reçu sa visite ce matin; elle était toute houleverséi1.
Alphonse. — Serait-elle veuve ?
MADAME de LDCY. — Mais, à peu près; Fernand est parti pour Bordeaux: je crois qu'on veut le marier.
MADAME DESPANS. — Dam! écoutez donc, comme dit Gavarni , les hommes se suivent et ne se ressemblent pas.
dl'flos. — Est-ce qu'elle n'est plus colonelle?
MADAME DESPANS. — D'OÙ venez-vous , mon cllCl'?
ALPHONSE. — Dites donc , Dullos , Henri IV est mort!
duflos. — Dam ! pour être au courant de toutes ces mutalions, il faudrait une mémoire que je n'ai pas. Comment? cette pauvre Clémence a perdu son régiment?
ANATOLE. — Et à la veille de perdre son intendance.
Madame despans. — Elle n'est vraiment pas heureuse.
DUFLOS. —C'est égal, c'est bien drôle, tout ça m'amuse. Alphonse . êtes-vous comme moi?
ai.phonse. — Non, Dieu merci !
ni* los. — Nous sommes sauvés! voilà le inonde qui nous arrive.