scène xy
DUFLOS, ANATOLE, LERICHE.
leriche. — 11 se passe ici quelque chose d'extraordinaire!... Et qu'avez-vous donc, cher Duflos ? Vous avez la figure toute renversée... Auriez-vous été grondé? Serait-il survenu quelque accident au souper ? Parlez , expliquez-vous, cela devient inquiétant.
duflos. —Il s'agit bien de cela vraiment ! Nous avons failli
nous couper la gorge.
LERICHE. — Ah ! bah ! Et avec qui, s'il vous plaît ?
Dt 1 1 os. — Pouvez-vous le demander !
LERICHE. — Je ne \ous comprends pas.
an.vtole. — Votre ami, ce jeune homme que vous avez présenté.
i : RICHE. — Déjà. Ah çà, il a décidément le diable au corps! le troisième depuis un mois.
DUFLOS. — C'est donc un démon ?
LERICHE. — Le meilleur enfant du monde. Mais il n'est pas encore à la hauteur, il n'entend pas encore parfaitement la plaisanterie, cela viendra. Serait-ce contre vous, Duflos, qu'il se serait fâché?
DUFLOS. — Contre moi, contre Anatole, contre tout le inonde.
LERICHE. — Il y a eu provocation ?
DUFLOS. — De sa part. Il n'y a plus à reculer.
LERICHE. — Le cas est grave. Allons, puisque le vin est tiré, il faut le boire... nous en reparlerons. Ce n'est pas dans une maison aussi respectable que de pareils débats doivent avoir lieu; il s'agit de s'amuser, nous sommes ici pour cela, amusons-nous... Ah! çà, quand allons-nous souper ?
DUFLOS. — Mais bientôt, j'espère.
LERICHE. — Sans adieu.
anatole. — Au revoir. {Anatole cl Du/los s'éloignent.)