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SCÈNE XVII

LERICHE, CHAULES.

LERICHE. — Ah! te voilà. Eh bien ! j'en apprends de belles! il paraît que demain nous déjeunerons ensemble.

Charles. — Tu es au courant.

leriche. — On vient de m'y mettre.

Charles. — Ces messieurs ont été charmants.

leriche. — Ce sont des farceurs , Anatole surtout ; nous sommes peu cousins. Quant à l'autre, c'est un digne et brave garçon, que j'aime de tout mon cœur, et qui méritait un autre sort... Mais dis donc, si c'est ainsi que tu arranges tes affaires, je t'en fais mon compliment, elles sont en bon train.

Charles. — Le moyen de faire autrement ?

LERICHE. — C'était assez difficile, j'en conviens.

Charles. — Toutes nos relations entre elle et moi sont à jamais rompues.

leriche. — J'en ai peur. Elles ont donc existé. Je n'en savais rien, tu es d'une discrétion.... tu as peur de ton ombre.

Charles. — J'étais loin, je l'avoue, de prévoir un changement ausjsi subit ; hier encore elle était si bonne, si belle, si ravissante !

LERiche. — Si tu m'avais fait part de ton bonheur, j'aurais cherché à te mettre en garde contre ces redoublements de grâce et d'amabilité : ils sont ordinairement précurseurs d'orages et d'ennuis. Mieux vaut, après tout, que votre liaison en reste là , c'eût élé pour toi une perte de temps» une source de chagrins et de déceptions. Duflos est un hon gros garçon avec lequel la grande dame ne rompra pas de

sitôt ; quant à KL Anatole, (|iii me semble en litre auprès d'elle, il ne serait pas mal de lui donner une leçon, nous \ aviserons. Eh bien ! c'est dit, demain nous verrons à arranger l'affaire, je serai chez toi de bonne heure... Allons! prends le dessus, fais bonne contenance, et compte toujours sur moi. \< 'harlea s' éloigné a pris avoir serré la main de Leriche.)

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